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        <title>Le Migou - spectacles</title>
        <description>Le Migou</description>
        <link>http://lemigou.hautetfort.com/spectacles/</link>
        <lastBuildDate>Thu, 24 Apr 2008 18:40:23 +0200</lastBuildDate>
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                <title>C'est vous... M'sieu Bellini ?</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/06/17/chef_d_oeuvre.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                <category>spectacles</category>
                                                <pubDate>Thu, 16 Jun 2005 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Chef d'oeuvre.&lt;br /&gt;Il n'y en a, sans doute possible, aucune recette.&lt;br /&gt;Le seul point commun entre les oeuvres qui sont reconnues comme &lt;em&gt;chef d'oeuvre&lt;/em&gt;, c'est qu'elles sont l'expression et la démonstration la plus aboutie, maîtrisée, du savoir-faire d'un homme.&lt;br /&gt;Dans le domaine du cinéma, je pense que les chefs d'oeuvre sont aussi les oeuvres les plus personnelles de leurs auteurs. C'est en cela, sans doute, qu'ils se distinguent des chefs d'oeuvre des compagnons du Tour.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_clown_jpg.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de revoir un chef d'oeuvre : &lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/9m4t4&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;I Clown&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de &lt;strong&gt;Federico Fellini&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Images, images.&lt;br /&gt;L'enfant qui éclate en sanglots, terrorisé par les clowns.&lt;br /&gt;Un clown retraité qui revient mourir au cirque pendant le numéro de Foutit et Chocolat.&lt;br /&gt;La définition de l'oeuf: &lt;br /&gt;&lt;em&gt;l'enfant prématuré du poulet&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Ludo le nain clown. &lt;br /&gt;Le défilé des mannequins clowns blancs, à l'image du défilé des écclésiastiques et nonnes de &lt;em&gt;Roma&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;La présence de Fellini lui-même, et non pas de sa doublure, le divin Marcello.&lt;br /&gt;Les discussions d'historiens avec &lt;a href=&quot;http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_tristan-remy.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tristan Rémy&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;La rencontre avec Samporian Bouglione [le maître des éléphants] bien désagréable, comme à son habitude.&lt;br /&gt;Le numéro de Baptiste, le clown Baptiste, psychiatre, avec un numéro politique «&lt;em&gt;Qui a bu le lait de l'Assistance Publique?&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;Le cirque d'Amiens, un Médrano, qui fut inauguré par Jules Verne avec son ancien directeur.&lt;br /&gt;Pierre Etaix et Annie Fratellini baladant Fellini en mini-moke. &lt;br /&gt;Etaix dit à Fellini : &quot;&lt;em&gt;J'ai peur que tu dises que les clowns ont disparu&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;Chez Pierre et Annie les photos de Buster Keaton.&lt;br /&gt;On est avant le travail de conviction entamé par Sylvia Montfort auprès des pouvoirs publics français pour soutenir le cirque, le spectacle vivant.&lt;br /&gt;Une séance de spiritisme, un film qui brûle à la projection.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_clown.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Albert Fratellini qui, ayant oublié sa perruque de bois, se retrouva avec la hache de l'Auguste réellement plantée dans son crâne.&lt;br /&gt;Les spectacles de cirque devant les aliénés, les orphelins, les blessés de guerre, les prisonniers&lt;br /&gt;Père Loriot.&lt;br /&gt;C'est lui qui jouait le Professeur Tournesol dans La Toison d'Or.&lt;br /&gt;Bario, le clochard, de Bario et Bario, dont l'un des numéros est reconstitué par Fellini dans son cirque rêvé.&lt;br /&gt;&quot;&lt;em&gt;C'est vous  M'sieu Bellini ?&lt;/em&gt;&quot; interroge une aimable documentaliste de l'ORTF&lt;br /&gt;Puis le numéro de la mort du clown, la veillée qui dégénère, la veuve à qui le noir va si bien, le corps exposé, le testament d'une quinzaine de mètres de long, le partage des accessoires du clown entre tous ses anciens comparses, l'impossibilité de conserver des traces, des impressions de mémoire, l'impossibilité de re-créer la vie.&lt;br /&gt;Subterfuges et simagrées.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_felliniclown.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Au travers de &quot;&lt;em&gt;I Clowns&lt;/em&gt;&quot;, Fellini nous dit l'imposture du cinéma,&lt;br /&gt;ce qui le rapproche du cirque et des numéros de clown en particulier.&lt;br /&gt;L'impossibilité de rendre compte de sa réalité est magistralement exprimée lorsque Fellini, entamant une réponse à un journaliste reçoit un seau sur la tête, couvre-chef qui le rend aveugle et muet, ainsi que le journaliste, immédiatement après. On ne peut donc rien savoir, rien dire, rien transmettre.&lt;br /&gt;Malgré les images, les souvenirs, rien ne peut rendre compte de ce qui a été.&lt;br /&gt;Le cirque, c'est l'instant; comme le cinéma.&lt;br /&gt;Le cortège funèbre du clown s'ébranle tiré par des bourrins qui se révoltent en scandant des revendications syndicales mais qui, finalement, acceptent de procéder au simulacre d'un spectacle qui est la représentation de leur propre fin, la fin des clowns, la mort du cirque.&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_art-scene-zoom.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement pour nous, cette mort n'est qu'un pied de nez de plus.&lt;br /&gt;Sylvia Montfort, les Gruss, Annie Fratellini, Zingaro, et les Nouveaux Nez ou Johann Le Guillerm et tant d'autres ont rénové le genre en le réhabilitant, en lui insufflant une nouvelle dynamique.&lt;br /&gt;Le cirque est mort, vive le cirque!&lt;br /&gt;Et le cinéma ? Vivant !! &lt;br /&gt;Jusqu'à la mort !
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                <guid isPermaLink="true">http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/05/12/n_y_allez_pas.html</guid>
                <title>N'y allez pas!!</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/05/12/n_y_allez_pas.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>spectacles</category>
                                                <pubDate>Thu, 12 May 2005 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Alerte rouge! Defcon 4!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se joue, ou plutôt: il se commet, en ce moment à Paris, au théatre de l'Europe (l'Odéon) en ses 'Ateliers Berthier', une chose, qu'on voudrait qualifier d'objet théatral voire de pièce mais qu'on ne veut pas qualifier ainsi, nommée &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/7hgbl&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Paysage après la pluie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; qu'il ne faut pas aller voir.&lt;br /&gt;C'est dit.&lt;br /&gt;Comme souvent, comme le proclament les sages orientaux et occidentaux dans un bel élan: à toute chose, malheur est bon. En vitupérant cette notule critique j'ai découvert quelques sites internet dont la connaissance pourrait un jour s'avérer utile à l'un ou l'autre d'entre nous. Par exemple, &lt;a href=&quot;http://www.theatre-traduction.net/welcome.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;théatre et traduction&lt;/a&gt;, pointu certes mais intéressant.&lt;br /&gt;Revenons à notre propos.&lt;br /&gt;Or donc hier soir à 20:00 j'entrai, avec d'autres spectateurs, dans la petite salle des Ateliers Berthier, là où s'est réfugié le Théatre de l'Odéon pendant qu'on le désamiante. &lt;br /&gt;Dans la pénombre de la scène on distingue les comédiens, assis comme dans une chapelle ou une salle de classe; ils sont immobiles et semblent des statues de lecteurs. Puis, l'oeil s'habituant, et cela avant que ne commence le spectacle, on distingue aussi, au fond de scène, des établis de bois. &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_paysage.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Cela m'a tout de suite rendu la chose sympathique car m'est revenue en mémoire une chose que j'avais complètement oubliée, les séances de 'travaux pratiques' que nous avions au collège en 1965.&lt;br /&gt;Enfin la lumière se fait sur le petit groupe, des jeunes gens, en bleu de travail, cravatés et envestonnés. Parmi eux, un adulte en chemise blanche. &lt;br /&gt;Tour à tour ils prennent la parole et lisent, sur un ton sans emphase, des bribes de texte.&lt;br /&gt;Au long (trop long) de cette chose, des morceaux choisis de texte nous seront ainsi récités par eux ou au moyen d'un dispositif sonore.&lt;br /&gt;Ils vont se regrouper parfois au centre de la scène et nous offrent des chorégraphies à base de gestes de travailleurs du bois, que j'ai appréciées (dues à Jean-Claude Gallota).&lt;br /&gt;Ces jeunes gens sont, en effet, élèves d'un lycée professionnel et ils y apprennent cela, le travail du bois.&lt;br /&gt;C'est parce que nous étions tous (je parle des spectateurs) émus de leur fraicheur, de leur courage de se produire en public (d'autant que le metteur en scène les fait se vêtir de robes à la fin) et de leur sincérité que nous n'avons pas hurlé notre colère face à cette accablante nullité.&lt;br /&gt;J'ai pensé tout du long que, peut-être, leurs parents étaient parmi nous; que leurs camarades restés là-bas leur demanderaient comment tout ça s'est passé à Paris. J'ai pensé à mes dix-sept ans et à cette effroyable gêne que l'on ressent parfois à cet âge là.&lt;br /&gt;Et c'est pour ça que je n'ai rien dit, pour ça que j'ai sagement applaudi à la fin du machin. &lt;br /&gt;Pas longtemps, pour la forme, mais les formes ont parfois du bon.&lt;br /&gt;En somme, nous autres spectateurs avons respecté ces jeunes gens. Je pense que le metteur en scène les a manipulé, tentant de nous manipuler par la même. Il n'a pas respecté ces jeunes gens, leur vie, leur quotidien, leur réalité.&lt;br /&gt;Qu'on me lise bien, je considère que toutes les disciplines de l'art sont ouvertes à tous, qu'elles doivent être libres d'accès et que les institutions doivent favoriser cet accès. L'expression théatrale en fait partie, indéniablement.&lt;br /&gt;Mais ce à quoi nous avons assisté m'a mis très mal à l'aise; pas seulement parce que c'était ennuyeux et pédant mais parce qu'il s'en dégageait comme une arrogance et un mépris à l'endroit de ceux qui en étaient les acteurs ou les spectateurs.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_kawabatayasunari.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Et, bien sûr, tout le monde a pensé aux 'Choristes' le film à succès qui réunissait des jeunes gens réputés difficiles (leurs personnages) lors que nous avions, ce 11 mai, des jeunes gens réputés difficiles (lycée professionnel) devant nous sur scène.&lt;br /&gt;Je ne sais lequel choisir, 'les Choristes' ou 'Paysage après la pluie'.&lt;br /&gt;Si, je sais, je choisis '&lt;a href=&quot;http://www.dvdrama.com/fiche.php?4747&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La cage aux rossignols&lt;/a&gt;', avec Noël Noël, et '&lt;a href=&quot;http://www.shunkin.net/Auteurs/?book=209&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pays de Neige&lt;/a&gt;', de Kawabata.
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                <guid isPermaLink="true">http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/04/23/copi_mue.html</guid>
                <title>COPI mue</title>
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                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>spectacles</category>
                                                <pubDate>Sat, 23 Apr 2005 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Copi&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Copi &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; est mort depuis quelques années maintenant.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_copi8.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir nous sommes allés le retrouver, au travers d'une de ses pièces, &quot;La Tour de la Défense&quot;, mise en scène par Marcial Bo, superbement, et interprétée par lui-même et, entre autres, Marina Foïs et Pierre Maillet, magnifiquement.&lt;br /&gt;Lieu: &lt;a href=&quot;http://www.mc93.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bobigny, Maison de la Culture&lt;/a&gt;, boulevard Lénine, &quot;&lt;em&gt;Vous pourrez nous accompagner jusqu'au parking après le spectacle?&lt;/em&gt;&quot; Brrr... frissons bourgeois.&lt;br /&gt;Prix de la place: € 17, via &lt;a href=&quot;http://www.theatreonline.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théatre on line&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Durée: 85 minutes, ou 100.&lt;br /&gt;Voir cette pièce ? La dernière à Bobigny se joue ce soir, samedi 23 avril 2005. Rennes du 10 au 21 mai, Bordeaux du 24 au 27 mai. Démerdez vous, allez-y.&lt;br /&gt;Nous sommes le 31 décembre 1976. Dans leur apartement du 13ème étage d'une tour de la Défense, Luc et Jean se disputent d'amour. Luc menace Jean de le laisser là, seul, pour aller aux Tuileries; je me suis demandé si ça existe encore &quot;Les Tuileries&quot; de Copi? &lt;br /&gt;Micheline, leur copine travelo, déboule accompagnée de son arabe, Ahmed.&lt;br /&gt;La voisine, Daphné, sous acide depuis une semaine, vient taper l'incruste.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_nuit-building-villes-defense-paris-.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de la soirée on mangera du python, qui est arrivé vivant par les canalisations des chiottes au moment même où Micheline y dégueulait. Ce python ayant englouti un rat, celui-ci fera une farce tout à fait délicieuse; un hélicoptère ira s'encastrer dans la tour d'en face, désormais livrée aux flammes, Daphné expliquera que sa petite Katia est à New York avec son père John mais que non, finalement elle est morte après être entrée seule dans le frigidaire et avoir refermé la porte derrière elle; ce qui ne nous convainc pas totalement, d'autant que Luc, après avoir découvert le corps de Katia dans une valise, se rend compte qu'il y a &quot;un trou de balle&quot;dans la nuque de la petite. Tout ça accompagné des cris de la mouette qui est venue percuter leur 13ème étage et qu'ils nourissent au caviar.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_98.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;On sort de là groggy, gai, songeur.&lt;br /&gt;Bonne année à toutes et tous! Vous reprendrez bien un peu de champagne?&lt;br /&gt;Décor superbe total '70s, &quot;générique&quot; de début à la Bill Viola sur fond de Fever façon Harry Connick Jr.&lt;br /&gt;Sexe, drogues, vie, mort, vitalité, liberté, profusion, solitude, envie, désir, convictions, bagarres.&lt;br /&gt;Les années '70.&lt;br /&gt;Hier soir on y était mais en même temps on voyait bien ce qui est intemporel (solitude, envie d'être, aimé.aimer) et ce qui a changé en mieux (tolérance, quand même) en différent (énergie.excitation).&lt;br /&gt;Je me souviens bien de Copi. Je trouvais qu'il ne ressemblait pas à ce qu'il créait. Il était très gentil. Ca m'intriguait. Un soir, en sortant d'un endroit où l'on jouait une de ses pièces, il y avait eu des cris, échauffourés, quelques horions. Comme toujours à l'époque, cela avait été précédé d'une rumeur sourde: &quot;ya des fachos qui vont venir!&quot;. Adrénaline.&lt;br /&gt;Attention, rubrique Kokalane maintenant, ici:&lt;br /&gt;Fachos&lt;br /&gt;Fever&lt;br /&gt;Copi&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.billviola.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bill Viola&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Fachos. En '76 ou '77, quand j'ai un instant pensé que j'allais devenir manager/producteur de concerts/spectacles/artistes, je me suis retrouvé à organiser un concert de Claude Nougaro à Assas. Façon &quot;les fachos vont voir qu'on n'a pas peur!&quot;. Ok??&lt;br /&gt;J'avais quelques connections et soutiens qui nous permirent de quadriller le quartier Vavin/Assas/Luco de manière à la fois étanche et discrète. Du coup je n'ai vu que des bribes du spectacle de Nougaro ce soir là. Sauf &quot;Locomotive d'or&quot; et &quot;Bidon Ville&quot;.&lt;br /&gt;Nougaro, justement, c'est &quot;la maladie et le docteur&quot;, Fever en français.&lt;br /&gt;Evidemment j'ai pensé à ça hier soir.&lt;br /&gt;Et Copi/Fever, les travelos, Bruce sur scène, spectacle de fin d'année '74/'75, avec un manteau plumes d'autruche rose, avec des perles et des platform shoes arc en ciel, pour chanter, massacrer, Fever, justement. &lt;br /&gt;Et cette même semaine là, Bill Viola, à Syracuse; avec un curateur d'une des toutes premières expositions de video, au &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.everson.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Everson museum&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, tatoué des pieds au cou, qui avait passé ses diplomes en taule, purgeant une peine de 5 années pour dope. En plus, de la bonne! Et les cascades de Bill Viola dont on n'arrivait pas à détourner le regard. Et lui qui était &quot;video technician&quot; comme Michael. &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_bill_viola_emergence.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Et nous tous convaincus de participer au changement du monde. Guerilla TV ! Bill Viola. Je vous ai mis la photo d'une des dernières oeuvres de Bill Viola, Emergence, qu'on peut voir au &lt;a href=&quot;http://www.getty.edu/art/collections/objects/o201607.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Getty Museum&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Qui est mort depuis? Qui est mort de tout ça?&lt;br /&gt;Je ne suis pas mort. J'ai mué.&lt;br /&gt;Je crois que Copi a mué en nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ps: je vous mets,&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/bvl3u&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; ici &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, la critique du journal &quot;Le Monde&quot; qui m'a fait me ruer à Bobigny.
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                <guid isPermaLink="true">http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/04/11/grupo_corpo_do_brazil.html</guid>
                <title>Grupo Corpo do Brazil</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/04/11/grupo_corpo_do_brazil.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Musique</category>
                                <category>spectacles</category>
                                                <pubDate>Sun, 10 Apr 2005 23:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Je me rends compte régulièrement de la chance que j'ai de vivre à Paris; quand il fait beau et que les fenêtres de notre appartement sont ouvertes sur le square, quand nous allons faire nos courses au marché d'Aligre, quand je suis sur mon scooter et que je vais de la Bastille au Jardin du Luxembourg en passant par le Panthéon, quand j'emprunte la voie express rive droite entre Trocadéro et le Pont de Sully, bref...tous les jours, toutes les nuits, mais surtout quand, comme aujourd'hui dimanche 10 avril 2005, nous assistons à quelque chose de formidable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, c'était la compagnie brésilienne de danse &lt;a href=&quot;http://www.grupocorpo.com.br/en/index.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Grupo Corpo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; qui donnait deux chorégraphies inédites à Paris, au théatre des Champs Elysées: &lt;em&gt;Benguelê&lt;/em&gt;, créé en 1998 et &lt;em&gt;Lecuona&lt;/em&gt;, leur dernière création.&lt;br /&gt;Quelles merveilles! Quelle somme de talents ! Les musiques, les danseuses et danseurs, les chorégraphies, tout y était. Chaleureux, profond, mélancolique, drôle, gai, léger. &lt;br /&gt;Tout, tout, tout !&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_grupo_corpo_300.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;D'abord &lt;em&gt;Benguelê&lt;/em&gt;, une chorégraphie qui emprunte à la culture brésilienne de la capoeira, du vaudou, des écoles de samba, des racines africaines, du métissage. Et, par dessus tout, une vitalité qui frappe par ce qu'elle révèle du Brésil aujourd'hui, débarassé du fascisme et des dictatures militaires (on espère que c'est pour de bon), débordant de jeunesse, de gens qui ont envie d'avancer mais qui n'oublient rien. &lt;br /&gt;D'abord parce qu'ils ont une mémoire, tant de ces pays d'Afrique, où quasiment tous ont des ancêtres, que des années de terreur, militaires et gangs. &lt;br /&gt;Ensuite parce qu'ils ont des yeux pour voir ce qui se passe chez eux, dans les favelas, les quartiers plus pauvres que pauvres, les ghettos de riches et de nababs. &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_grupo_corpo_benguele_7.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique de &lt;em&gt;Benguelê&lt;/em&gt;, que l'on doit à &lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/7xeax&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Joao Bosco&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; est une réussite. &lt;br /&gt;Des sons qui nous rappellent toutes ces musiques que &lt;a href=&quot;http://www.luakabop.com/compilations/index.php3&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;David Byrne&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; a compilées et ces auteurs compositeurs interprètes comme &lt;a href=&quot;http://www.caetanoveloso.com.br/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Caetano Veloso&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.chicobuarque.com.br/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chico Buarque&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.benjor.com.br/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jorge Ben&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;... Une troupe de danseurs magnifiques et impeccables, des gestes d'une grâce et d'une force impressionante, une puissance d'évocation intense mélée à une grande originalité, un grand moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, deuxième chorégraphie, &lt;em&gt;Lecuona&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Et là, attention: Chef d'Oeuvre !&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_grupo_corpo2.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; Il s'agit d'une suite de 12 pas de deux, tous superbes, chacun illustrant une chanson du compositeur cubain &lt;a href=&quot;http://www.kha.it/lecuona/librettoEn_lq.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ernesto Lecuona&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Vous savez, l'immortel auteur de &lt;a href=&quot;http://www.epdlp.com/compclasico.php?id=1043&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Comparsa&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, que vous pouvez écouter maintenant en cliquant sur son nom. Vous y êtes? En haut de la page, La Comparsa, pour vous. &lt;br /&gt;C'est Ernesto Lecuona qui a codifié ce que l'on appelle la romance cubaine. Suavité, sensualité calme, poésie féline... &lt;br /&gt;Un autre monde. &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_lecuona.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Lecuona est aujourd'hui plus connu des publics nord-américain et européen pour ses pièces &quot;légères&quot;, je hasarderai plutôt le terme &quot;scintillantes&quot;, que pour son oeuvre plus formelle. Surnommé le «Gershwin cubano», il est l’auteur de plus de quatre cents chansons, interprétées par des géants tels que Bing Crosby, Elvis Presley et Frank Sinatra. Il a également écrit pour la scène (zarzuelas, opérettes et spectacles de music-hall) et composé la trame sonore de plusieurs films hollywoodiens.&lt;br /&gt;Les plus audio-cinéphiles d'entre nous se souviennent évidemment que Fellini et Nino Rota avaient choisi &lt;em&gt;Siboney&lt;/em&gt;, énorme tube du même Lecuona pour illustrer Amarcord. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur chacune 12 chansons choisies par le chorégraphe de Grupo Corpo, &lt;a href=&quot;http://www.worldwidedanceuk.com/content.asp?CategoryID=1232&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rodrigo Pederneiras&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, 6 couples de danseurs rivalisent de technique brillante, de jetés insensés, de portés aériens, de grâce, de sentiment, de danse, de danse encore, de danse toujours !! &lt;br /&gt;Et c'est ainsi, de pas de deux en pas de deux, que nous sommes conduits, éblouis de beauté, au final dansé ensemble par une compagnie magnifique.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_grupo_corpo_4.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Rodrigo Pederneiras  nous accule dans notre coin de ring pour nous forcer à regarder ce qui pourrait apparaître comme un de ces championats du monde de danse artistique à Paris-Bercy, retransmis sur Paris Première. Mais tout se joue là, justement. Là et au delà. Au coeur de la danse, de l'amour, des corps et des passions. Ces pas, glissés, frôlés, entrechoqués; ces évitements et ces enlacements sont ceux des rumbas, du tango, de la danse enfin. &lt;br /&gt;Et c'est la force et le génie de Rodrigo Pederneiras et de ses danseuses et danseurs que de nous livrer une danse dépouillée, brute, sur des chansons interprétées au plus simple, sans effets, alors même que ce style est aujourd'hui dévoyé. Sous nos yeux se créée une nouvelle forme d'art de la danse, au plus haut par la grâce de ses origines les plus populaires et galvaudées. &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_grupocorpo4.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;L'identité sud-américaine existe, elle se débarasse sous nos yeux des clichés qui l'encombraient en les sublimant. &lt;br /&gt;C'est la première fois que Grupo Corpo se frotte à une musique qui n'est pas brésilienne; et cette musique, pas brésilienne, n'est plus cubaine, ni argentine. Elle existe, par la grâce de ces chorégraphies, en tant que sud-américaine, simplement.&lt;br /&gt;Le projet initial de Grupo Corpo était, dès 1975, d'acquérir une identité propre en intégrant l'identité nationale brésilienne à son travail. Trente ans plus tard nous avons vu ce qu'il en est: c'est l'identité latino-américaine qu'incarne Grupo Corpo.
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                <title>Mystique!</title>
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                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 08 Apr 2005 20:20:00 +0200</pubDate>
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                    Ma mieux aimée et moi sommes allés voir «&lt;strong&gt; Mambo Mistico &lt;/strong&gt;» le dernier spectacle écrit et réglé par Alfredo Arias au &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.theatre-chaillot.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théatre National de Chaillot&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;Avant le début de la pièce, un arc en ciel énorme illuminait les immeubles du 14ème/15ème arrondissement que l'on aperçoit derrière la Tour Eiffel. Superbe.&lt;br /&gt;Nos places, 11ème rangée, un peu trop à droite mais on voit très bien.&lt;br /&gt;Pim, pam, poum! Le spectacle commence.&lt;br /&gt;Alfredo Arias, oreilles pointant de sous un chapeau claque, nous raconte, c'est toujours un plaisir, un peu du Buenos Aires de son enfance. &lt;br /&gt;Les prostituées, les vaudevilles.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_mambo_mistico.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Les « gatas » que j'ai vues là-bas au cours d'une folle nuit de théatre et de danse, mais je m'égare.&lt;br /&gt;L'histoire de Mambo Mistico est celle de Rosita, une jeune « portena » employée dans une mercerie par une cruelle patronne, tout miel et sourires, mais qui n'est que perfidie, méchanceté, monstruosité!&lt;br /&gt;Rosita va devoir se sacrifier lors d'une orgie, innocente victime du mal.&lt;br /&gt;Pour la déflorer, la violenter, la souiller, les horribles Merengue et consorts l'étendent sur un matelas en forme de croix.&lt;br /&gt;Frémissements et murmures dans la salle.&lt;br /&gt;Certains spectateurs se lèvent et quittent la salle.&lt;br /&gt;Abandonnée par son fiancé, un macho de la plus belle eau, évidemment, Rosita va se venger.&lt;br /&gt;Nous la retrouvons 5 années plus tard. Elle a fait lobotomiser son ancienne patronne qui est désormais la cajera de son luxueux et très courru bordel. Rosita est devenue l'incarnation du mal, toute à sa vengeance. Une sorte de Comte de Monte-Christo en jarretelles.&lt;br /&gt;Elle va finir par crucifier le fils de son ancienne maquerelle/mercière, innocent et fou d'elle, nu (en justaucorps rose en fait) sur une croix de bois.&lt;br /&gt;D'autres spectateurs se lèvent et quittent la salle.&lt;br /&gt;Un rythme endiablé de mambos et rumbas, un orchestre argentino-brésilien, de superbes comédiens chanteurs, Alfredo Arias sombre et vif-argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, on a enterré Jean-Paul II. &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_20050408.pho1820.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;En voyant ses cardinaux, nonnes et dignitaires religieux de toutes sortes, parés de leurs plus beaux atours, certains splendides, dans Rome sous un ciel tourmenté, je songeais à &lt;a href=&quot;http://www.imdb.com/title/tt0069191/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fellini Roma&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_roma_fellini.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Il avait tout juste.&lt;br /&gt;Alfredo aussi!&lt;br /&gt;Et celles et ceux qui ont quitté le navire du Théatre National de Chaillot sont les rats de l'hypocrisie, et de la mièvrerie, aussi appelée «politiquement correct».
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