25/09/2005
Comparaisons à la page
Je reprends ici un articulet que j'avais commis pour Le Migou, en mars 2005.
Pour les fans de Bill Clinton
je livre ce précieux lien vers le nirvana: acheter un exemplaire de ses mémoires, "My Life", signé par l'illustre Bill lui-même c'est possible.
Il vous en coûtera seulement $ 350, autrement dit € 272.
Plus fort encore: acheter un exemplaire signé par l'auteure de "Living History",
le livre de la sénatrice Hillary Rodham Clinton, c'est possible aussi; ça coûte $ 250, autrement dit € 194.
Pour Bill cela fait $ 350/957 pages = 36,6 cents la page;
pour Hillary, $ 250/576 pages = 43,4 cents.
L'édition de luxe confirme ainsi qu'Hillary est une valeur plus forte que Bill.
Ce que les titres respectifs des deux ouvrages nous indiquaient d'ailleurs: "My Life", est derrière moi, alors que "Living History" signifie aussi bien "vivre l'histoire"(aux cotés de Bill) que "histoire vivante/en marche" (la mienne à moi Hillary Rodham).
Moi aussi je voudrais bien que notre sénatrice favorite soit la première femme élue présidente des USA mais figurez-vous que cela s'annonce plutôt mal.
Les ligues de bien-pensants
et autres faux-culs évangélistes ont lancé une campagne "anti gouine" (vous ne révez pas) qui stigmatise l'attitude d'Hillary accusée d'être pour l'avortement, contre les femmes au foyer, etc.
Et Condi Rice est maintenant fortement soupçonnée d'être l'atout dans la manche de G.W.Bush pour lui succéder en 2008. D'ailleurs je vous livre ce lien vers un site qui tente de convaincre Condi de se présenter en 2008.
Autrement dit on pourrait avoir 2 femmes en lice aux prochaines présidentielles américaines.
Une dans chaque camp.
Pour un pays si réactionnaire...Ça laisse songeur sur le sens de "réactionnaire" dans nos sociétés ou, plus exactement, sur ce qui illustre le mieux le caractère réactionnaire d'une société.
En France le machisme en fait certainement partie, aux USA c'est moins sûr.
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20/06/2005
Lynda & Andrew
Le chaud week-end qui vient de s 'achever a été pour moi l'occasion de découvrir une auteure que je ne connaissais pas : Lynda La Plante.
Avec un tel blaze on pourrait croire qu'il s'agit d'une québequoise ou d'une pensionnaire du Crazy Horse; pas du tout, Lynda est écrivaine, productrice de télévision, scénariste et actrice. N'en jetez plus!
Pour ceux qui s'intéressent un peu plus à elle et au business des auteurs à succès ultra-bosseurs, je recommande fortement la visite de son site internet où l'on verra qu'on n'a rien sans rien. Comme le dit un de mes amis « bavard » : les millions, ça chie pas!
Revenons à nos moutons ou, plus circonstantiellement, à notre sujet.
Je viens donc d'achever la lecture de "Above Suspicion"
Dans ce roman, Lynda La Plante met en scène une jeune inspectrice nouvellement assignée au département des enquêtes criminelles que dirige un chef bougon, mal embouché, mais "là quand il faut pour ses subordonné(e)s". L'intelligente, travailleuse et astucieuse inspectrice va nous faire des débuts ultra dangereux en cherchant à mettre la main sur un horrible tueur en série.
Comme souvent dans la tradition anglaise du polar, on sait très vite qui est le coupable et on suit notre enquêtrice dans sa traque aux indices, aux éléments matériels qui permettront d'obtenir mandats de perquisition, d'amener, coeteri, coetera. Bref, en un mot comme en cent, de confondre l'odieux criminel.
Excellent ouvrage qui nous plonge dans l'enquête, ses tours et détours, dont les pérégrinations fourniront à notre enquêtrice et à son chef l'occasion de...
Mais je n'en dirai pas plus.
La lecture de ce roman m'a évoqué un de mes auteurs de polar favoris, le très sombre, très novateur et très militant de son sujet Andrew Vachss.
Vachss est un immense auteur qui a été reconnu en France en 1988 avec l'un de ses tout premiers romans : Strega, publié ici sous le titre "La Sorcière de Brooklyn".
Le talent de Vachss est impressionnant, au moins autant que la galerie de personnages qui peuplent ses romans : The Mole, le chien Pansy etc.
Andrew Vachss mène un combat auquel il voue toute sa vie et sa puissance créatrice : la protection de l'enfance; plus précisément la lutte contre la maltraitance des enfants.
Il écrit ses romans [de vrais best-sellers aux USA] sur ce sujet, il a été directeur de centre de détention de jeunes, directeur de prison puis a entamé ses études de droit pour devenir, c'est lui qui le dit, un "chasseur", un chasseur de pédophiles et de brutes. Il utilise l'essentiel de ses revenus d'auteur pour financer la représentation légale des enfants victimes d'abus.
Son site internet est éloquent.
Son oeuvre d'écrivain est un choc déflagrant.
Je vous recommande, si vous ne les avez déjà lus, et pour commencer,
Flood [son premier], Strega, Hard Candy.
Je vous préviens c'est un choc.
D'autant qu'on sent bien que beaucoup de choses décrites sont vraies.
Fascination et écoeurement sont mêlés et on ne respire, mal d'ailleurs, que quand le châtiment s'abat sur les affreux. A chaque nouveau roman on se dit que Burke [le héros] est Sisyphe. Et c'est vrai. Et c'est dur à accepter.
Comme on dit outre-Atlantique,"it helps you put things into perspective".
Indeed.
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11/05/2005
Combat de Titans
J'ai appris, sans doute après que tous l'aient déjà abondamment commenté, que les studios Disney fourbissaient LA sortie cinéma de l'année 2005: une adaptation des "Chroniques de Narnia" de Clive Staples Lewis, aka C.S. Lewis.
Il ne vous reste donc que quelques mois pour lire (ou relire), sans qu'un imagier vous ait été proposé, les stupéfiantes, merveilleuses, palpitantes et, parfois, terrifiantes et bien tristes, aventures de Peter, Susan, Edmund et Lucy, dans
"The Lion, the Witch, and the Wardrobe".
C'est en effet par ce chef d'oeuvre que C.S. Lewis débuta le cycle qui allait le rendre célèbre dans tout le monde anglo-saxon. En décrivant le pays d'hiver sans jamais de Noël.
On classe usuellement les Chroniques de Narnia au rayon littérature enfantine, et les éditeurs le publient tous dans des collections type Folio Junior dans notre beau pays de France.
Je vous préviens: ne vous laissez pas faire, ces livres, il y en a sept volumes, sont pour vous.
Voici l'ordre dans lequel je vous recommande de les lire, l'ordre dans lequel ils ont été écrits:
The Lion, The Witch and the Wardrobe (1950) [L'Armoire magique], Prince Caspian (1951) [Le Prince Caspian], The Voyage of the Dawn Treader (1952) [L'Odyssée du passeur d'aurore], The Silver Chair (1953) [Le fauteuil d'argent], The Horse and His Boy (1954) [Le cheval et son écuyer], The Magician's Nephew (1955) [Le neveu du magicien], The Last Battle (1956) [La dernière bataille].
Attention lecteur étourdi! Gare parents attentionnés !
Les éditeurs font souvent débuter leurs éditions par le volume 6 au prétexte que c'est dans ce volume qu'est révélée la création de Narnia et qu'il est donc logique de débuter par là.
ALERTE ROUGE !! Ami lecteur, ne te laisse pas faire. Une partie du charme recélé par les Chroniques de Narnia tient aussi à leur mode de lecture. Cependant l'honnêteté me commande de vous citer C.S. Lewis qui commentait ainsi l'ordonnancement "narnialogique" opéré par l'éditeur américain ( cité in Wikipedia):
"I think I agree with your order (i.e. chronological) for reading the books more than with your mother's. [Lewis répondait à un fan dont la mère, vieille taupe dans mon genre, s'entétait à re-agencer les volumes dans le "bon ordre"] The series was not planned beforehand as she thinks. When I wrote The Lion I did not know I was going to write any more. Then I wrote P. Caspian as a sequel and still didn't think there would be any more, and when I had done The Voyage I felt quite sure it would be the last. But I found as I was wrong. So perhaps it does not matter very much in which order anyone read them. I'm not even sure that all the others were written in the same order in which they were published."
Pour quelques critiques, particulièrement obtus à mon avis, C.S. Lewis n'est qu'un propagandiste religieux qui a créé une mythologie destinée à faire partager ses propres croyances à ses lecteurs. Ceux-là sont d'ailleurs confortés dans leur vision des choses par l'existence d'un site aussi incroyable que Hollywood Jesus, que je vous recommande; il faut le voir pour le croire !
Il est vrai que Lewis a écrit un essai intitulé "les fondements du christianisme" et qu'il était très croyant mais je pense que c'est sans doute ce que font tous les auteurs de roman: tenter de nous faire croire mordicus à ce qu'ils écrivent et nous faire partager leurs croyances. Non ?
J'ai par ailleurs beaucoup de mal à trouver une volonté de manipulation dans ces sept romans. Et pourtant je bouffe du curé tous les jours !
Cela étant le courant critique a produit une oeuvre magnifique elle aussi, la trilogie His Dark Materials de Philip Pullman, connue du lecteur français sous le nom de A la croisée des Mondes, et qui comprend Les royaumes du Nord, La Tour des anges et Le miroir d'ambre. Ces ouvrages ont d'ailleurs fait l'objet de ré-édition dans des collections "pour adultes", Gallimard en France.
Dans ces romans, Philip Pullman décrit et relate, entre autres choses, les méfaits d'une organisation, une congrégation, une église en somme, véritable gangrène totalitaire qui souhaite étendre son emprise sur nos esprits en combattant avec férocité la science et la raison.
En le lisant on songe parfois au "Nom de la rose" ou "La controverse de Valladolid" cependant ces romans sont aussi de formidables "page turners", que je recommande chaudement.
Pour revenir, un instant avant de m'éclipser, à C.S. Lewis, un détail: il était un ami de J.R.R. Tolkien dont il partageait l'effroi pour l'abomination de la guerre.
Enfin je vous recommande de vous ruer chez votre libraire afin de lui commander les oeuvres de C.S. Lewis rapidement. Elles ont toutes été traduites en français mais je soupçonne quelque coup marketing ourdi dans l'ombre par les oligarques disneyens car on les trouve de plus en plus difficilement.
Je suppose qu'elles sortiront à nouveau sous jaquette portant photogramme du film au moment de la sortie d'icelui.
07:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/04/2005
Mémoires d'un gendarme
Je n'ai jamais été de nature maladive, de constitution chétive ou souffreteux; il n'y a donc pas d'explication de cet ordre à mon goût pour la lecture. Il est vrai que j'ai lu d'une traite les 3 volumes en poche du "Comte de Monte Christo" lors que j'étais alité, cloué par une grippe intestinale qui me transforma en geyser de vomi pendant une longue journée. J'avais douze ans. Je lisais déjà beaucoup. Je lus ensuite les Cahiers du Capitaine Coignet, "Notre Empereur ne se sert pas de nos bras pour faire la guerre, mais de nos jambes", dans une édition qui portait une Légion d'Honneur sur la couverture. C'est à ce moment là que le virus me frappa, celui de la littérature populaire et d'exploits insensés, si magnifiquement illustrée par mon adoré Gustave Le Rouge et les immortels auteurs du "Rour" et de "Fantomas", mes chers Souvestre et Allain, mais avant eux par les fabuleux Eugène Sue, Paul Féval, Paul d'Ivoi, Michel Zévaco et Ponson du Terrail, pour ne citer que les plus connus.
Les plus âgés d'entre nous se souviennent avec émotion de la série feuilleton "Rocambole" avec l'inoubliable Jean Topart et le guilleret Pierre Vernier. Brrr.
Première rencontre avec Ponson du Terrail via la lucarne électronique.
Tout ce préambule pour vous dire le plaisir que j'ai eu, et que vous aurez, à lire "Mémoires d'un gendarme", du même PdT.
On est en Sologne en 1825. Terre ingrate, sauf en son Val de Loire, "la population, chétive et malaisée, avait grand mal à vivre". Nous voici plongés au coeur des paysages de "La Règle du Jeu", de Jean Renoir, avec braconniers et gendarmes. Mais on est loin de la tragi-comédie 'à la Règle' ou de la franche rigolade façon "Ni vu ni connu" . Du sang, des larmes, de la misère, et des descriptions courtes et saisissantes d'un monde paysan qui rappellent parfois quelques unes des plus terribles pages de "La Terre", le roman d'Emile Zola.
Frissons, émotion, tout y est.
Publié par "Les Belles Lettres", dans la collection 'Bibliothèque populaire - Encrage', un éditeur remarquable mais dont le site internet... surprend, dirons-nous aimablement.
Avec quelques bons moments pour le lecteur des pages html, dont celui-ci, que je vous livre:
"1976. Révolution dans la C.U.F.
Les volumes, jusqu'alors brochés et non massicotés, sont désormais rognés. Il ne faut plus couper les pages pour les lire ; certains s'en plaignent, mais la majorité de la clientèle approuve cette modernisation."
Pour les futurs avides admirateurs de l'oeuvre de Ponson du Terrail que je vous sens devenir, je recommande l'association 'Rapapéou' et son site sur lequel vous pourrez commander "Le capitaine des pénitents noirs".
20:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/04/2005
La feuille d'automne, emportée par le vent
Grâce au blog de Raymond Alcovère, qui recèle tant de richesses, je découvre un auteur, Eric Dejaeger, belge.
C'est le texte suivant, "Prudence", qui m'a séduit:
"A l'approche de l'automne, je commence à regarder mes livres de plus en plus fréquemment, l'oeil inquiet.
C'est plus fort que moi : j'ai tellement peur qu'ils se mettent à perdre leurs feuilles !"
(Eric Dejaeger, contes de la poésie ordinaire, Editions Memor Transparences.)
Eric Dejaeger semble être un personnage bien intéressant.
Il est aussi traducteur (langue anglaise>langue française) et il écrit parfois en anglais. On trouve quelques uns de ces courts textes en anglais sur Out Of Order
On trouve un livre d'Eric Dejaeger sur Amazon, rien sur fnac.
C'était notre page de publicité.
Nous reprenons le cours normal de nos émissions.
12:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24/03/2005
De la poésie avant toute chose
C'est à Dundee, une des belles villes d'Écosse, qu'un des personnages les plus pittoresques de l'histoire de la littérature de langue anglaise a passé le plus clair de son existence: William Topaz McGonagall.
Cet homme, célèbré comme le pire poète qu'ait connu le Royaume Uni, était sûr de son génie et se produisait régulièrement devant un public moqueur pour déclamer d'interminables et ridicules tirades.
Comme toujours en pareil cas, le sourire, voire le fou-rire, gagne assez vite le lecteur des oeuvres du barde de Dundee, « second only to Robert Burns in popularity » comme le disent les Écossais. McGonagall lui-même considérait que seul William Shakespeare le dépassait.
Parmi les oeuvres de W.T.McGonagall on doit retenir la trilogie du Tay Bridge. Dundee se situe sur les rives de la Tay, Tay dont les Dundonians sont fiers comme tout: « Only Dundonians know how well the phrase "Silvery Tay" conjures the river on a still winter's day. »
Le Tay Bridge est un pont dont McGonagall célébra l'édification, puis l'effondrement par une nuit de tempête et enfin la reconstruction.
Je vous livre quelques vers extraits de ces trois odes, The Railway Bridge of the Silvery Tay, The Tay Bridge Disaster, An Address to the New Tay Bridge.
« The Railway Bridge of the Silvery Tay »,
« Beautiful Railway Bridge of the Silvery Tay !
That has caused the Emperor of Brazil to leave
His home far away, incognito in his dress,
And view thee ere he passed along en route to Inverness. »
« The Tay Bridge Disaster »
« 'Twas about seven o'clock at night,
And the wind it blew with all its might,
And the rain came pouring down,
And the dark clods seem'd to frown,
And the Demon of the air seem'd to say-
"I'll blow down the Bridge of Tay." »
« An Address to the New Tay Bridge »
« Thy structure to my eye seems strong and grand,
And the workmanship most skilfully planned;
And I hope the designers, Messrs Barlow and Arrol, will prosper for many a day
For erecting thee across the beautiful Tay. »
La plus célèbre des oeuvres de McGonagall est sans doute « The Famous Tay Whale » (la célèbre baleine de la Tay)
« 'Twas in the month of December, and in the year 1883,
That a monster whale came to Dundee,
Resolved for a few days to sport and play,
And devour the small fishes in the silvery Tay. »
Et, vers qui font hurler de rire les auditeurs de ce poème, au nombre desquels j'avoue me compter,
« Then the water did descend on the men in the boats,
Which wet their trousers and also their coats; »
Mais l'oeuvre que je préfère est « Jottings of New York » dont j'extrais ce trop court passage qui en constitue la première strophe:
« OH mighty City of New York! you are wonderful to behold,
Your buildings are magnificent, the truth be it told,
They were the only things that seemed to arrest my eye,
Because many of them are thirteen storeys high. »
W.T McGonagall se rendit à New York croyant y recevoir une pluie d'or et dut à un généreux philantrope de Dundee de pouvoir rentrer dans sa chère ville d'Écosse, plus pauvre encore qu'à son départ. C'est ce qui nous vaut la dernière strophe de « Jottings of New York »,si émouvante dans sa confondante naïveté,
« And with regard to New York and the sights I did see,
One street in Dundee is worth more to me,
And, believe me, the morning I sailed from New York
For Bonnie Dundee, my heart it felt as light as a cork. »
J'aime le poète McGonagall comme j'aime tous ces auteurs de la fin du XIXème et du début du XXème siècle qui croyaient au progrès, s'émerveillaient des prodiges des ingénieurs et fétaient l'hygiène et l'électricité.
Mais peut-être le véritable mérite de William Topaz McGonagall est-il décrit par John Low, un habitant de Dundee qui écrivait, le 8 janvier 2004,
"Maybe we shouldnt dismiss McGonagall so readily. First of all he actually attracted people to poetry, however bad his efforts might be compared to the classics. But secondly he made it easy for even the most incompetent amongst us to write blank verse or doggerel, call it what you may. Just sit down and try to write a piece based on McGonagalls style and you will find it comparatively easy. Then try to write a piece in the style of Burns or Byron and see how much more difficult it is. I am not trying to justify McGonagalls style as something to be admired, but how many of the classical poets have encouraged us to try to emulate their style. Very few I should think. So it could be argued that McGonagall has done more to popularise poetry than them, and that can surely be no bad thing. "
Un amical salut!
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21/03/2005
Le Paltoquet de la Baltique
Lorsque mon frère choisi me recommande de m'enquérir du film de Michel Deville,"Le Paltoquet", je me rue sur le site Amazon.fr et y tape "Le Paltoquet" dans la case "recherche" prévue à cet effet. Aprés avoir cliqué sur "Go!" je découvre une manifestation nouvelle de la poésie contemporaine:
Nous n'avons trouvé aucune réponse satisfaisante pour votre recherche sur "Le paltoquet" . Voici les résultats pour "baltique" . Si vous préférez, vous pouvez effectuer une nouvelle recherche.
Bien évidemment je ne pouvais en rester là, il m'a fallu me rendre sur Google et rechercher "Paltoquet de la Baltique".
C'est ainsi que j'ai découvert le texte dont je vous livre le lien et vous recommande le post-scriptum savoureux; pour qui apprécie les guerriers de l'inutile et de l'échec...
"J'avais transmis mon manuscrit (et même une seconde version corrigée et complétée) aux éditeurs de Formules, lorsqu'en cherchant à libérer un peu de place dans un rayonnage de ma bibliothèque j'ai découvert un document que j'avais acquis chez un bouquiniste à la fin des années 80 - car je méditais d'écrire un essai sur Falk depuis la réédition de F1 avec la préface de Bourdier - mais n'avais pas lu à l'époque : le cahier "hors-série n°1" de la revue Les amis du crime, publié en octobre 1985 et présenté par François Naudin, cahier entièrement rédigé par H.Y.Mermet et intitulé : l'oeuvre policière de ph.de clinchamps - f.r.falk - ph.gery.
Je m'y suis aussitôt plongé et me suis alors aperçu que le travail considérable de H.Y.Mermet (25 pages 21x29,7 très denses) comportait une analyse thématique et stylistique très complète des ouvres du triple auteur, bien plus complète que la mienne, ainsi qu'un certain nombre d'informations que j'ignorais."
C'est ainsi que je découvre l'oeuvre de Paul Braffort, que j'ignorais.
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20/03/2005
Traductions, divagations...le monde est petit
Je termine la lecture de "Missions spéciales" de Boris Akounine.
Deux nouvelles réunies dans ce recueil.
La première, "Valet de Pique", charmante, piquante et drôle. Elle vaut surtout pour la première apparition d'un des acolytes de notre cher Eraste Pétrovitch: Anissi Tioulpanov. Peut-être aussi pour les effets secondaires bénéfiques d'un maquillage au brou de noix: une belle peau. Je me demande ce qu'en pensent les dermatologistes.
La deuxième nouvelle, "Le Décorateur", vient de faire son entrée dans ma bibliothèque de polars de référence. Totalement XIXème, archi russe et dans une traduction alerte et stylée dûe à un certain Paul Lequesne, que je salue ici. Brrr, je vous laisse découvrir.
Une chose en appelant une autre, je songe à l'essai de Tanguy Kenec'hdu, traducteur de "La Mer de la Fertilité", la tétralogie de Mishima, qu'il publia en préface de l'édition Gallimard. Je crois que cela s'intitulait "la double trahison" mais je me trompe peut-être. Kenec'hdu y expliquait la difficulté de traduction posée par Mishima qui avait exigé que ses oeuvres fussent traduites en d'autres langues à partir de leur traduction américaine qu'il avait, je crois, relue.
Recherchant cela sur le Net, j'apprends que Boris Akounine à traduit Mishima en russe!
Tout aussi troublant, je découvre au passage que Xavier Darcos peut être d'une coupable légèreté.
Cela se passe le 29 novembre 2000 au Sénat.
Voici la pièce à conviction:
"Je connais, pour l'avoir enseigné, le domaine particulier des problèmes de la traduction et je rejoins votre analyse. Plus on traduit et plus on a de chance de falsifier, par définition. L'exemple célèbre que l'on cite toujours est celui de Marguerite Yourcenar, traduisant Mishima en français à partir du texte américain, ce qui donnait un résultat tout autre que le texte original. "
Vous pouvez maintenant juger! Outre l'inexactitude avérée j'y découvre une vision droitière de la traduction au travers de l'assertion "Plus on traduit et plus on a de chance de falsifier, par définition."
Je me sens venir des pulsions maoistes. Attention.
Mais une chose en appelle une autre. Cette communication de Xavier Darcos avait trait au sujet du "brevet communautaire". Et nous revoilà plongés dans un sujet toujours d'actualité.
A ce propos ne loupez pas, samedi 26 mars, la diffusion de "Science Frictions", animée par le sémillant Michel Alberganti. Il y recevra Michel Rocard, magnifique, et le vil cloporte Pierre Breese. Bon courage!
Quelques liens:
Acheter l'oeuvre de Boris Akounine
La risible remarque de Xavier Darcos
Science Frictions
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