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        <title>Le Migou - film</title>
        <description>Le Migou</description>
        <link>http://lemigou.hautetfort.com/film/</link>
        <lastBuildDate>Thu, 24 Apr 2008 18:40:23 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Histoire de famille ?</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2008/02/24/histoire-de-famille.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Sun, 24 Feb 2008 20:08:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Depuis que je n'écris/n'écrivais plus ici je me disais parfois que je devrais reprendre l'ouvrage.&lt;br /&gt;Certains me le demandaient ou du moins s'enquéraient parfois de ce que Le Migou écrirait à nouveau ou non.&lt;br /&gt;Les mois ont passé, les années même, j'ai fait d'autres choses qui ont pris le pas, contribuer à la création et au développement d'une entreprise, m'engager en politique, plus encore qu'auparavant, et surtout « l'envie de » ne me saisissait plus.&lt;br /&gt;Mais aujourd'hui j'ai vu quelque chose qui m'a à nouveau donné envie de partager mon enthousiasme.&lt;br /&gt;Il s'agit d'un film.&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paramountvantage.com/blood/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;There will be blood&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/media/02/01/56c356d934a6b77edda1c1f9c44d692c.jpg&quot; id=&quot;media-865968&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3c414c609ad935a1fec3884aa361b10c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Ce film est si grand, si dur, si beau et si extraordinairement profond que l'on en reste tout simplement abasourdi.&lt;br /&gt;Il ya quelques explications raisonnables, bien sûr. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première de toutes c'est qu'il s'agit à l'origine d'un roman du formidable Upton Sinclair, grand auteur américain, un peu oublié aujourd'hui mais qui fût l'une des grandes figures de la littérature avant la deuxième guerre mondiale.&lt;br /&gt;Upton Sinclair fait partie de la famille des auteurs tels que Jack London qui mirent leur science de littérateurs au service de leurs convictions politiques, en l'occurrence socialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième raison est l'adaptation elle-même, au sens du scénario. Elle est l'oeuvre de Paul T. Anderson. C'est au couteau finement aiguisé, couteau qu'on a d'ailleurs le sentiment d'avoir sous la gorge pendant tout le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième est la cinématographie, c'est à dire la mise en image animées; tout ce qui comprend le choix des décors, naturels ou non, le rythme donné par le montage, la photographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La quatrième est la qualité du jeu des acteurs au nombre desquels Daniel Day Lewis est époustouflant mais entouré de quelques personnalité telles que Dillon Freasier qui joue le fils jeune, impeccablement dirigé par Paul T. Anderson, ou encore Paul Dano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cinquième est l'épique américain tel que John Ford ou Tarkovsky (je sais qu'il est russe mais ça ne fait rien: c'est la même chose) l'ont illustré; l'espace, les espaces et la conquête de ces espaces par l'homme, en même temps que la futilité tragique de cette conquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sixième est l'actualité de ce film ou plutôt son effrayante relation à &quot;aujourd'hui les USA&quot;: Is there a sinner here looking for salvation ?&lt;br /&gt;Avec la question posée en bloc à tous les américains aujourd'hui: &quot;Do you accept Jesus Christ as your saviour?&quot;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour cimenter le tout et l'amener sur les cimes des chefs d'oeuvre du cinéma mondial (et je pèse mes mots) on a bien sûr la surprise due à la construction narrative et cinématographique de ce film, il n'est pas une épique, pas une épopée mais simplement une histoire de famille, celle qu'un homme ne parvient pas à se construire.&lt;br /&gt;Une histoire de famille. &quot;I have abandonned my child&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7 raisons ? Comme par hasard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis mon enfance, et sans doute parce que je suis moi-même peu au clair avec ce que sont la réalité et le sentiment  familial et filial, je suis fasciné et profondément troublé par les oeuvres qui abordent ces thèmes, qui les exposent et les illustrent.&lt;br /&gt;Oliver Twist, Les Grandes Espérances (Dickens et David Lean, que je lie pour l'éternité), John Ford, Coppola ( Le Parrain, à l'évidence) mais aussi et d'abord Murnau (Aurore) ou Lang et aussi plus tard Hitchcock (Marnie)  ou Huston ( dont la diction me semble avoir inspiré ici Daniel Day Lewis) et Polanski (celui de Chinatown surtout).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce film est aussi celui de la COLÈRE en tant que mode d'expression de la souffrance et de l'incapacité à communiquer (je me retourne contre moi-même), mais aussi de la colère  &quot;mythique&quot; ( en particulier aux USA des prédicateurs « the Wrath of God »), et pas comme mode d'expression collective de la révolte, premier pas de la prise de conscience, premier pas de la pensée politique qui peut conduire au socialisme qu'appelait de ses voeux Upton Sinclair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'amène à un deuxième point de reprise (on dirait de la couture)&lt;br /&gt;Mon ami Henri Verdier m'a recommandé la lecture d'un livre intitulé &quot;Colère et temps&quot; d'un dénommé Peter Sloterdijk.&lt;br /&gt;Il en a écrit une recension sur &lt;a href=&quot;http://www.nonfiction.fr/article-711-la_colere_comme_moteur_de_laction_politique.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Nonfiction.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/media/02/02/1622341683.jpg&quot; id=&quot;media-867131&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;636412177.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Je recommande moi aussi la lecture de cet ouvrage passionnant mais j'en viens au fait qui motive mon retour, ce qui a amené Henri  à me  recommander cette lecture c'est qu'il y a trouvé, m'a t'il dit, mon portrait.&lt;br /&gt;Que je livre ici.&lt;br /&gt;&quot; Dans une lettre adressée à Karl Marx le 13 février 1851, Friedrich Engels a formulé une partie des règles de prudence politique, qui permettent au révolutionnaire de survivre au coeur du &quot;tourbillon&quot; historique. Il faut entre autres veiller jalousement à sa propre supériorité intellectuelle et à son indépendance matérielle « en étant objectivement plus révolutionnaire que les autres ». Il convient par conséquent d'éviter toute position officielle dans l'Etat, et si possible aussi toute fonction au sein du Parti. Quand on est objectivement révolutionnaire, on n'a pas besoin d'une confirmation formelle de l'administration – ni des acclamations « d'une bande d'ânes qui ne jurent que par nous parce qu'ils nous prennent pour leurs semblables ». Donc « pas de siège au comité trucmuche, pas de responsabilités pour les ânes, une critique impitoyable de tous, et là-dessus cette gaieté que toutes les conspirations de têtes de mouton n'arriveront tout de même pas à nous prendre »&quot;.&lt;br /&gt;Et voilà donc que je trouve une explication intellectuelle à mon attitude de toujours.&lt;br /&gt;Ouf !!&lt;br /&gt;Je m'en vais l'imprimer et en conserver le texte sur moi en permanence pour m'en servir dès que de besoin.
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                <title>Charlie l'amerloque</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/07/20/charlie_l_amerloque.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Wed, 20 Jul 2005 11:25:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Ce qu'il y a de bien avec &lt;b&gt;Tim Burton&lt;/b&gt; c'est qu'il réussit à infiltrer d'insidieuses pensées politiquement incorrectes dans ses films. Comme souvent, dans le cas de créateurs de sa trempe, les films de commande auxquels il s'adonne sont pour lui l'occasion de se déchainer.&lt;br /&gt; Ainsi en va t'il de &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://chocolatefactorymovie.warnerbros.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Charlie et la chocolaterie&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; Qu'y voit-on ?&lt;br /&gt; &lt;img src= &quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_apr_augustus_poster.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt; Un enfant obèse, fils de charcutiers teutons, qu'on affuble d'un accent à la Schwarzeneger. Dans une Amérique où le bruit que l'on entend le plus est celui de la succion : les slurps des buveurs de soda et autres milkshakes ou boissons énergisantes et vitaminées, et bien sûr, leur corollaire californien, la liposuccion.&lt;br /&gt; Augustus Gloob l'obèse est à l'image de plus du tiers des enfants auquel ce film est destiné. Il se goinfre en toutes circonstances, y compris à l'intérieur de la salle de cinéma. Il n'a pas vu &lt;b&gt;&lt;a href= &quot;http://www.supersizeme.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Supersize Me&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;! Il verra peut-être Charlie; espérons que cela lui fera du bien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Violet Beauregarde, hystérique macheuse de chewing-gum, &lt;img src= &quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_2004-12-20-charlie03.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;&quot; /&gt; fille de majorette, élevée pour gagner [rappelez vous il y a quelques mois l'assassinat de la petite gagnante de concours de beauté d'enfants par ses parents &quot;si américains&quot; ] dans un univers de coloris électriques terriblement gnangnans et des tenues velours d'éponge.&lt;br /&gt; L'informe uniforme de la mise en forme dans lequel se glissent des millions d'américaines si souriantes et creuses pour prier Jésus, rouler jusqu'au supermarché, organiser des b.b.q dans leur jardinet, et regarder sans comprendre, sans d'autre expression dans le regard que la surprise façon : &quot;&lt;i&gt;chériii!! J'ai joui!&lt;/i&gt;&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_apr_mike_poster.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style= &quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt; Mike Teavee, l'accro aux jeux vidéo violents que son père renonce à comprendre. A-t'il déjà essayé ? On ne peut y croire une seule seconde.&lt;br /&gt; Son fils Mike est visiblement entrain de canarder le père via son arsenal électronique. Il résiste ainsi au passage à l'acte. Le virtuel sauve le réel. Son père semble plus &lt;i&gt;border line&lt;/i&gt; avec sa tête de tueur en série. Ne vous rappelle-t'il pas le tueur à moitié borgne que Clint '&lt;i&gt;Dirty Harry&lt;/i&gt;' Eastwood va nous éliminer ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src= &quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_2004-12-20-charlie02.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;&quot; /&gt; Veruca Salt, la fille garce de milliardaires exploiteurs [bonjour l'A.B.S!] des ouvriers de leur usine, contraints de dépouiller des milliers de tablettes de chocolat pour y trouver le ticket d'or. Grand moment de jouissive vengeance façon &lt;i&gt;lumpen proletariat&lt;/i&gt; lorsque les si mignons et si &quot;écureuils&quot; ouvriers l'enlèvent, l'écartèlent et la jettent aux ordures.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src= &quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_charlieandthechocolatefactory-poster2.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style= &quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; /&gt; Et puis, Charlie, si mignon, si gentil, dont le grand père et le père ont été virés de leur boulot, l'un sur une lubie de son patron [Willy Wonka] qui a remplacé ses ouvriers par des Ooplas genre munchkins, l'autre parce qu'un splendide robot rouge le remplace efficacement. Charlie qui vit pauvrement avec ses deux parents et ses quatre grand parents, unique enfant adulé, qui pousse à la soupe au chou sous le regard perpétuellement mouillé de sa mère et &quot;&lt;i&gt;à la Begnini&lt;/i&gt;&quot; de son père.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La grande force de Tim Burton est de nous présenter tout ceci de manière archiglacée, sans en faire un fromage, sans rien discuter, juste montrer.&lt;br /&gt; Montrer, donner à voir, c'est son métier, c'est ce qu'il fait.&lt;br /&gt; J'adore les cinéastes clairement [si j'ose dire] perturbés et qui injectent dans leurs oeuvres leurs maniaques obsessions : Hitchcock, Bunuel, Almodovar, Lang, et Tim Burton. En bonne compagnie.
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                <title>C'est vous... M'sieu Bellini ?</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/06/17/chef_d_oeuvre.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                <category>spectacles</category>
                                                <pubDate>Thu, 16 Jun 2005 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Chef d'oeuvre.&lt;br /&gt;Il n'y en a, sans doute possible, aucune recette.&lt;br /&gt;Le seul point commun entre les oeuvres qui sont reconnues comme &lt;em&gt;chef d'oeuvre&lt;/em&gt;, c'est qu'elles sont l'expression et la démonstration la plus aboutie, maîtrisée, du savoir-faire d'un homme.&lt;br /&gt;Dans le domaine du cinéma, je pense que les chefs d'oeuvre sont aussi les oeuvres les plus personnelles de leurs auteurs. C'est en cela, sans doute, qu'ils se distinguent des chefs d'oeuvre des compagnons du Tour.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_clown_jpg.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de revoir un chef d'oeuvre : &lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/9m4t4&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;I Clown&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de &lt;strong&gt;Federico Fellini&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Images, images.&lt;br /&gt;L'enfant qui éclate en sanglots, terrorisé par les clowns.&lt;br /&gt;Un clown retraité qui revient mourir au cirque pendant le numéro de Foutit et Chocolat.&lt;br /&gt;La définition de l'oeuf: &lt;br /&gt;&lt;em&gt;l'enfant prématuré du poulet&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Ludo le nain clown. &lt;br /&gt;Le défilé des mannequins clowns blancs, à l'image du défilé des écclésiastiques et nonnes de &lt;em&gt;Roma&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;La présence de Fellini lui-même, et non pas de sa doublure, le divin Marcello.&lt;br /&gt;Les discussions d'historiens avec &lt;a href=&quot;http://www.edition-grasset.fr/chapitres/ch_tristan-remy.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tristan Rémy&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;La rencontre avec Samporian Bouglione [le maître des éléphants] bien désagréable, comme à son habitude.&lt;br /&gt;Le numéro de Baptiste, le clown Baptiste, psychiatre, avec un numéro politique «&lt;em&gt;Qui a bu le lait de l'Assistance Publique?&lt;/em&gt;»&lt;br /&gt;Le cirque d'Amiens, un Médrano, qui fut inauguré par Jules Verne avec son ancien directeur.&lt;br /&gt;Pierre Etaix et Annie Fratellini baladant Fellini en mini-moke. &lt;br /&gt;Etaix dit à Fellini : &quot;&lt;em&gt;J'ai peur que tu dises que les clowns ont disparu&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;Chez Pierre et Annie les photos de Buster Keaton.&lt;br /&gt;On est avant le travail de conviction entamé par Sylvia Montfort auprès des pouvoirs publics français pour soutenir le cirque, le spectacle vivant.&lt;br /&gt;Une séance de spiritisme, un film qui brûle à la projection.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_clown.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Albert Fratellini qui, ayant oublié sa perruque de bois, se retrouva avec la hache de l'Auguste réellement plantée dans son crâne.&lt;br /&gt;Les spectacles de cirque devant les aliénés, les orphelins, les blessés de guerre, les prisonniers&lt;br /&gt;Père Loriot.&lt;br /&gt;C'est lui qui jouait le Professeur Tournesol dans La Toison d'Or.&lt;br /&gt;Bario, le clochard, de Bario et Bario, dont l'un des numéros est reconstitué par Fellini dans son cirque rêvé.&lt;br /&gt;&quot;&lt;em&gt;C'est vous  M'sieu Bellini ?&lt;/em&gt;&quot; interroge une aimable documentaliste de l'ORTF&lt;br /&gt;Puis le numéro de la mort du clown, la veillée qui dégénère, la veuve à qui le noir va si bien, le corps exposé, le testament d'une quinzaine de mètres de long, le partage des accessoires du clown entre tous ses anciens comparses, l'impossibilité de conserver des traces, des impressions de mémoire, l'impossibilité de re-créer la vie.&lt;br /&gt;Subterfuges et simagrées.&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_felliniclown.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Au travers de &quot;&lt;em&gt;I Clowns&lt;/em&gt;&quot;, Fellini nous dit l'imposture du cinéma,&lt;br /&gt;ce qui le rapproche du cirque et des numéros de clown en particulier.&lt;br /&gt;L'impossibilité de rendre compte de sa réalité est magistralement exprimée lorsque Fellini, entamant une réponse à un journaliste reçoit un seau sur la tête, couvre-chef qui le rend aveugle et muet, ainsi que le journaliste, immédiatement après. On ne peut donc rien savoir, rien dire, rien transmettre.&lt;br /&gt;Malgré les images, les souvenirs, rien ne peut rendre compte de ce qui a été.&lt;br /&gt;Le cirque, c'est l'instant; comme le cinéma.&lt;br /&gt;Le cortège funèbre du clown s'ébranle tiré par des bourrins qui se révoltent en scandant des revendications syndicales mais qui, finalement, acceptent de procéder au simulacre d'un spectacle qui est la représentation de leur propre fin, la fin des clowns, la mort du cirque.&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_art-scene-zoom.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement pour nous, cette mort n'est qu'un pied de nez de plus.&lt;br /&gt;Sylvia Montfort, les Gruss, Annie Fratellini, Zingaro, et les Nouveaux Nez ou Johann Le Guillerm et tant d'autres ont rénové le genre en le réhabilitant, en lui insufflant une nouvelle dynamique.&lt;br /&gt;Le cirque est mort, vive le cirque!&lt;br /&gt;Et le cinéma ? Vivant !! &lt;br /&gt;Jusqu'à la mort !
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                <guid isPermaLink="true">http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/06/11/burns_coyote_fire.html</guid>
                <title>Burns, Coyote, Fire !</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/06/11/burns_coyote_fire.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                <category>Musique</category>
                                                <pubDate>Sat, 11 Jun 2005 14:16:11 +0200</pubDate>
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                    En tapant cette note, j'écoute &lt;strong&gt;Patti Smith&lt;/strong&gt; chanter &lt;strong&gt;Ye Jacobites by name&lt;/strong&gt;  un poème de Robert Burns, LE poète écossais, lors d'un concert hommage à &lt;strong&gt;Robert Burns&lt;/strong&gt;.&lt;a href=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_amapnew39.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_amapnew39.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_amapnew39.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Elle chante même &lt;strong&gt;Auld Lang Syne&lt;/strong&gt; avec le collectif. &lt;br /&gt;C'était le 9 mai  2003 lors du &lt;strong&gt;Burns an' a' that&lt;/strong&gt;: &lt;strong&gt;A Festival for Scotland&lt;/strong&gt; au château de Court of Culzean. Ce soir là, Patti a aussi enflammé la salle avec &lt;strong&gt;People Have The Power&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Elle me plaît toujours autant. Et ça fait maintenant 32 ans. Rage et énergie, elle tue !&lt;br /&gt;Vive Patti!&lt;br /&gt;En illustration je vous ai mis une photo d'elle prise par son ami &lt;strong&gt;Robert Mapplethorpe&lt;/strong&gt;. Je sais que c'est un message complètement elliptique que j'adresse à deux amis qui ne liront pas ce texte. Mais j'aime penser à eux, à nos folies et à nos films &quot;&lt;em&gt;expérimentaux&lt;/em&gt;&quot;, parce qu'essentiellement tournés à poil. Nous sommes toujours vivants, nous ne décrocherons pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à ce dont j 'avais décidé de vous entretenir.&lt;br /&gt;Cette semaine j'ai essayé deux nouveaux shows télé américains. L'un drôle, l'autre pas.&lt;br /&gt;Le drôle, et délirant, c'est &lt;strong&gt;Fire Me Please!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le pas drôle du tout, enquêtes, horribles meurtres, psychologie Quantiquienne (Quantico: le centre de formation des agents du FBI): &lt;strong&gt;The Inside&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fire Me Please&lt;/strong&gt;, c'est The Apprentice à l'envers. Le nouveau reality show de CBS. Deux candidats. Leur objectif : se faire virer avant 15:00 mais le plus près possible de cette limite, leur premier jour de boulot. Les équipes de tournage ont la complicité des boutiques, restaurants, cafés etc. où ils tournent mais personne d'autre n'est au courant et surtout pas les &quot;collègues&quot; ni le ou la chef. &lt;br /&gt;C'est très amusant de voir jusqu'à quelles extrémités doivent aller les candidats pour parvenir à épuiser la patience de leurs collègues et chef.  Celle ou celui qui se fait virer au plus près de 15:00, mais pas après 15:00, gagne 25 000$ &lt;br /&gt;Et de quoi se rend-on compte? Qu'il en faut beaucoup, mais vraiment beaucoup, avant que les gens se fassent virer. Et pourtant on est dans le pays où l'on peut virer en un instant. 4 épisodes sont prévus. En regardant le premier je me suis demandé comment une telle émission pourrait être adaptée à la télé française. Mystère. &lt;br /&gt;Vous pouvez en regarder un extrait&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cbs.com/primetime/fire_me_please/#&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; ici &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;strong&gt;The Inside&lt;/strong&gt; qui a démarré mercredi dernier sur la Fox &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_18428078.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;on retrouve une équipe autonome du FBI, chargée d'enquêtes sur les crimes en série, dirigée par &lt;strong&gt;Peter Coyote&lt;/strong&gt; soi-même AKA Virgil &quot;Web&quot; Webster (Virgile &quot;Toile d'Araignée&quot; Webster). Il embauche une certaine Rebecca Locke, interprétée par  Rachel Nichols, dont le jeu la rapproche plus du poisson d'eau douce que de Jodie Foster dont elle &quot;s'inspire&quot; trop visiblement. Rebecca est  &quot;profiler&quot; mais elle a un secret, elle a elle-même été victime dans le passé; c'est censé la rendre plus efficace. Seulement voilà : manipulée par son patron, Rebecca n'est en fait qu'un appât. &lt;br /&gt;Cette série semble donc mal barrée car, malgré un casting béton (hormis Rachel/Rebecca), une qualité d'image assez stupéfiante et des décors mille fois vus mais toujours aussi cinégéniques, on est déçu; parfois même on oublie de regarder, et pas seulement quand certaines scènes sont à la limite du ragoûtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue d'écouter la soirée &lt;em&gt;Burns an' a' that&lt;/em&gt; du 9 mai 2003, l'hommage annuel du peuple d'Ecosse à son poète; je continue d'écouter Patti chanter Burns, c'est Top!&lt;br /&gt;Muzikafon !!
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                <title>Pakontan! Pakontan! Pakontan!</title>
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                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Thu, 02 Jun 2005 15:05:00 +0200</pubDate>
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                    Vous savez quoi? &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_an4_pierrotlefou.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Ce mois ci,  juin 2005, on fête les 40 ans du tournage du film de Jean-Luc Godard, &lt;strong&gt;Pierrot le Fou&lt;/strong&gt;.( tourné au début de l'été, il sortit en août)&lt;br /&gt;On a souvent l'impression que Pierrot le Fou est un film aussi «&lt;em&gt;spontané&lt;/em&gt;» que &lt;strong&gt;À Bout de Souffle&lt;/strong&gt;, ce n'est pas vrai du tout. &lt;br /&gt;C'est le vingtième objet filmique de JLG, son dixième long métrage. &lt;br /&gt;Pierrot a été tourné après Le Mépris, par exemple, et il est encore plus construit. &lt;br /&gt;Godard  sait que le film assassine le réel. &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_portrait01.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Mais il ne doute pas qu'il l'évoque puissamment voire qu'il&lt;em&gt; l'invoque&lt;/em&gt;, au sens « démiurge » ou shaman. C'est l'une des raisons pour lesquelles il admire les cinéastes de l'invocation de la réalité au travers du policier (Hitchcock, Lang). Et d'ailleurs Pierrot, comme beaucoup de films de Godard, est adapté d'un roman policier (Obsession de Lionel White)&lt;br /&gt;Bref, bref, bref.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Qu'est-ce que j'peux faire? J'sais pas quoi faire!&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Vous m'avez compris: ça n'a pas changé, notre république s'interroge très exactement de la même manière aujourd'hui.&lt;br /&gt;Est-ce étonnant?&lt;br /&gt;Peut-être pas.&lt;br /&gt;Ceux qui nous dirigent aujourd'hui étaient aux manettes (ChiraKKK) ou s'y préparaient, il y a quarante ans. Ils n'ont jamais saisi ce qui, relevant de l'interrogation, devait susciter la réflexion, la mise à plat et l'action politique, ni tiré parti des occasions de mobiliser les énergies (comme ils disent) pour avancer vraiment . &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_long.chirac.ap.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Comment l'auraient-ils pu d'ailleurs, puisqu'ils ne croyaient pas ce qu'ils voyaient; comme ChiraKKK qui dit aux «jeunes» après 40 ans «&lt;em&gt;d'action politique&lt;/em&gt;»: «&lt;em&gt; je ne comprends pas, je suis triste &lt;/em&gt;» après 40 années qu'il est censé avoir passées à nous écouter, nous scruter, fouiller, disséquer pour décider en toute connaissance de cause.&lt;br /&gt;Waouw!&lt;br /&gt;Résultat de la compréhension de not' Prez: &lt;br /&gt;2 flics pour le prix d'un!&lt;br /&gt;On a gagné!&lt;br /&gt;Il est clair que ces deux là sont des experts de la détermination d'objectifs clairs, de la motivation des équipes pour  les atteindre, du management de projet, et tout ça; c'est sûr qu'ils sont les mieux armés pour y arriver.&lt;br /&gt;Arriver à quoi au juste ?&lt;br /&gt;À se saisir de la 22ème priorité fixée par MC ChiraKKK en 3 années (cf. L'Express, ils ont compté: une nouvelle priorité toutes les six semaines).&lt;br /&gt;Yeah man! Jah rules!&lt;br /&gt;Je crois qu'il y a un endroit de la France où le tarpeh est legit:&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_h_9_ill_631752_palais_de_l-elysee.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;l'Elysée Palast.
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                <title>Star Wars: Ode aux rébellions du Nord Caucase</title>
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                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                                <pubDate>Sat, 21 May 2005 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_150px-drapeau-ingouche.4.png&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Cela commence à Paris en 1932. &lt;br /&gt;C'est là que &lt;strong&gt;Georges Dumézil&lt;/strong&gt; rencontre deux &lt;strong&gt;Ingus&lt;/strong&gt; (ou Ingouches). L'un, M. Kuriev, ne parle pas le cecen (tchétchène) tandis que l'autre, M. Albogaci, au contraire, le parle. &lt;br /&gt;Il a même vécu en Tchétchénie.&lt;br /&gt;Dans le cadre de son travail de recueil et de formalisation de la conjugaison ingus, Dumézil va donc systématiquement privilégier les dires de Kuriev (pur Ingus) à ceux d'Albogaci (Ingus dévoyé) lorsque leurs versions diffèrent sur le sens ou l'emploi de tel ou tel terme. &lt;br /&gt;Petit à petit, à force de voir Kuriev &quot;&lt;em&gt;systématiquement privilégié&lt;/em&gt;&quot; par Dumézil, Albogaci en conçoit une forme de dépit qui a tôt fait de se transformer en ressentiment puis en véritable haine. &lt;br /&gt;Cependant Albogaci ne dirige pas son ire sur Dumézil mais sur Kuriev.  &lt;br /&gt;Le 21 avril 1934, à Puteaux (Hauts de Seine), Albogaci taillade Kuriev de son couteau de chasse et le regarde agoniser, se vidant de son sang, pendant plus de 5 heures. &lt;br /&gt;Une fois certain que Kuriev est complètement allal, Albogaci l'étripe, lui coupe la tête et se confectionne un couvre-chef.  &lt;br /&gt;Il se rend, ainsi chapeauté, &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_images.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;au domicile de Georges Dumézil auquel il offre &quot;&lt;em&gt;un souvenir de&lt;/em&gt; [son] &lt;em&gt;pays&lt;/em&gt;&quot; (cité dans le &lt;em&gt;Rapports d'instruction&lt;/em&gt;, Pref. Seine, 1934, Vol XVI, pp 231-232) puis après avoir rapporté à Dumézil que Kuriev l'agaçait par sa manière d'hésiter entre tel ou tel cas d'emploi du preterit, Albogaci salue l'éminent savant, sort un revolver de sa poche et se tire une balle en pleine tête sous le regard horrifié de Georges Dumézil. Celui-ci déclarera aux enquêteurs&lt;br /&gt;&quot;&lt;em&gt;je ne m'étonnai pas outre mesure de cette réaction excessive de la part d'Albogaci, incapable même de saisir les nuances de sa propre langue contrairement à mon cher Kuriev&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;Précisons que le séjour de M. Albogaci en Tchétchénie étonna beaucoup les enquêteurs français, mis sur cette piste par Dumézil lui-même. En effet, s'ils détestent les Ossètes, les Ingouches haïssent véritablement les Tchétchènes. &lt;br /&gt;Alertée par Paris, la police tchétchène imputa en 1935 une série de 87 meurtres non encore élucidés au palmarès du désormais tristement célèbre Albogaci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1971, en septembre ou octobre selon ses propres dires, George Lucas découvre cette histoire en parcourant une étude sur les pratiques verbales des peuples du Nord Caucase. &lt;br /&gt;Il se procure alors les « &lt;a href=&quot;http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&amp;O=NUMM-32175&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Notes sur la conjugaison ingus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; » de Georges Dumézil. &lt;br /&gt;Il y découvre le terme « yoda », qui signifie « aider » en langue ingus. &lt;br /&gt;Enchanté par sa lecture, Lucas décide alors de se familiariser avec la langue ingus et va en découvrir ainsi certaines des plus piquantes tournures telles que:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;lee Iroden laxa bader, me dhewolo o&lt;/em&gt; / &lt;br /&gt;veut Hérode chercher l'enfant, pour qu'il tue lui&lt;br /&gt;ou &lt;br /&gt;&lt;em&gt;ho uxxusah xanna valâryê, se vwase lerg vâcar!&lt;/em&gt; / &lt;br /&gt;si tu avais été ici, mon frère mort ne serait pas!&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_yoda.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans les précieuses notes de Dumézil, Georges Lucas découvre les si plaisants dictons ingus tels que:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;bwoj y-e-y-ne-ce 'ünwo l'ex bwoj &lt;/em&gt;/ &lt;br /&gt;le berger qui a perdu un bouc, cherche un bouc&lt;br /&gt;et encore, le superbe,&lt;br /&gt;&lt;em&gt;v-âxar dik' ce xan-ne-ce, v-aler xe vwa xud-de&lt;/em&gt; / &lt;br /&gt;vivre bon n'ayant  pas été, le mourir aussi mauvais sera [&quot;tel qui a mal vécu, meurt mal&quot; (Trad. Le Migou) &quot;qui vit mal, meurt mal&quot; (Trad. G.Dumézil)]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le personnage de &lt;strong&gt;yoda&lt;/strong&gt;, guerrier intrépide et valeureux doublé d'un sage vénérable va naître de ces rencontres littéraires et savantes.&lt;br /&gt;Mais G. Lucas ne va pas s'arrêter là; il va s'inspirer des us et coutumes du rude pays d'Ingouchie pour certaines des ethnies qui vont peupler sa sextologie. Ainsi, en ira t'il des Aqualish/Quaras ou des Hutts, mais aussi des Chistoris, qui empruntent aux Ingouches certains de leurs traits de caractère les plus horribles. &lt;br /&gt;'&lt;em&gt;« Ce sont des sauvages » disent des Ingouches leurs voisins Ossètes&lt;/em&gt;' (sur lesquels il y aurait beaucoup à dire, staliniens hypocrites et scélérats qu'ils sont, malgré leurs malheurs [Nd Le Migou] ). '&lt;em&gt;Certes leur cuisine à base d'intestin de vache a de quoi surprendre.&lt;/em&gt;' (...) Mais on ne peut réduire les Ingouches à leurs seules habitudes alimentaires; '&lt;em&gt;l'implacable code d'honneur ingouche fait que la vengeance par le sang est une loi que l'on s'efforce de respecter&lt;/em&gt;'. (...) '&lt;em&gt;La prise d'otage est une coutume et une source de revenu très en vigueur, qui ne vise pas uniquement les étrangers mais principalement des autochtones&lt;/em&gt;'. (in «&lt;a href=&quot;http://www.parages.ens.fr/n7/709.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ingouchie, la république des exilés&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;» par &lt;strong&gt;Charles Stépanoff&lt;/strong&gt;) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit clairement ici tout ce que sa connaissance de Georges Dumézil et des Ingouches a apporté à George Lucas, &lt;br /&gt;une grande source d'inspiration et, peut-être, la paix intérieure ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur avide pourra lire avec profit les ouvrages de &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tsaroieva Mariel&lt;/strong&gt;, elle-même Ingouche, «&lt;a href=&quot;http://www.decitre.fr/service/search/fiche_detail/-/ean-9782706817922/index.dhtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Anciennes croyances des Ingouches et des Tchétchènes&lt;a href=&quot;&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;»  &lt;br /&gt;et encore, &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/cc7nz&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;François Thual&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;L'identitaire conduit à la barbarie&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;François Thual est directeur d'études au Collège Interarmée de Défense, chargé de cours à l'Ecole des Hautes Etudes. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, dont, notamment, &lt;a href=&quot;http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/Livre-ThualConflitsIdentitaires.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les conflits identitaires&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Ellipses, Paris 1995 ; Géopolitique du chiisme, Arléa, Paris 1995 ; Le désir de territoire, Ellipses, Paris 1999 ; Contrôler et contrer, Stratégies géopolitiques, Ellipses, Paris 2000. etc.
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                <guid isPermaLink="true">http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/05/09/xxieme_siecle.html</guid>
                <title>XXIème siècle</title>
                <link>http://lemigou.hautetfort.com/archive/2005/05/09/xxieme_siecle.html</link>
                <author>noreply@ (Le Migou!)</author>
                                                <category>Film</category>
                                <category>Musique</category>
                                                <pubDate>Mon, 09 May 2005 00:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Je ne sais si ce siècle sera religieux, philosophique ou guerrier, économique ou politique, humain ou robotique, mais je me réjouis de pouvoir profiter &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_lambesc1.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;sans vergogne de quelques-uns des plaisirs qu'il autorise à celui qui peut jouir de l'accueil d'amis chaleureux, prompts à l'inviter en leurs riantes campagnes et à y festoyer gaiement.&lt;br /&gt;C'est ce que je viens de vivre en un lieu que la décence me commande de tenir secret mais dont je vous offre la photo d'une des routes qui y mènent.&lt;br /&gt;Et, après y avoir passé quatre délicieuses journées, me voici montant hier après-midi à bord d'un TGV à étage. J'adore être en haut et ma place, dûment réservée, s'y trouvait.&lt;br /&gt;A peine m'étais-je assis que je vois arriver droit sur moi le docteur Eldon Tyrell soi-même, &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_br_tyrell_indulge_me.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;au bout d'une laisse, tiré par un minuscule chien. Trois secondes s'écoulent pendant lesquelles les sons qu'il émet à mon intention ne me parviennent que dans un halo sonore cotonneux tant est grand mon émoi. Mais voici que le docteur est rejoint par une femme, brune certes mais pas la toute sémillante Rachael.&lt;br /&gt;Je redescends sur terre, me voici à bord du TGV 6124 où je réalise que &lt;a href=&quot;http://www.psychologies.com/cfml/chroniqueur/l_chroniqueur.cfm?idc=6&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean-Louis Servan-Schreiber&lt;/a&gt; se tient devant moi et s'acharne à me convaincre, d'une douce voix d'hypnotiseur, de céder ma place. Il se rend compte très vite que je ne suis pas seul et s'éloigne après s'être fort courtoisement excusé. Insensé! La même coupe de cheveux, mince,  élégant, et des lunettes à larges verres et monture qui sont le signe indéniable d'une importante myopie. Quel âge a-t'il donc ? &lt;br /&gt;Me voici emporté dans ma rêverie; quand serons-nous, enfin, gratifiés du triple DVD du véritable Director's cut de &lt;a href=&quot;http://www.brmovie.com/What_is_BR.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Blade Runner&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ? Les &lt;a href=&quot;http://www.brmovie.com/BR_Special_Edition.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;nouvelles ne sont pas bonnes&lt;/a&gt;. Mais tout de même, nous pouvons rêver...&lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_br_batty_eyes.3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;I've seen things you people wouldn't believe. Attack ships on fire off the shoulder of Orion. I watched c-beams ... glitter in the dark near Tanhauser Gate. All those ... moments will be lost ... in time, like tears ... in rain. Time ... to die&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Après que le chef de train (doit-on plutôt dire &quot;conducteur&quot; ?) nous ait assuré que nous n'aurions que 15 minutes de retard sur l'horaire prévu (ce qui laisse tout de même songeur lorsque l'on pense au Cardinal de Richelieu recevant des nouvelles du &lt;a href=&quot;http://filsab.chez.tiscali.fr/batailles/siegelarochelle.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;siège de La Rochelle&lt;/a&gt;, plus de deux semaines après y avoir mandé un courrier), nous voici arrivés en Gare de Lyon, à Paris XIIème. Et là, nouveau choc spatio-temporel: nous découvrons que la &lt;em&gt;sncf&lt;/em&gt; y a organisé un concert du formidable &lt;a href=&quot;http://www.bbc.co.uk/radio3/world/womad2003/profiles_superrailband.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Super Rail Band du buffet de la gare de Bamako&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, mené par &lt;a href=&quot;http://www.cheick-tidiane-seck.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cheick Tidiane Seck&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ! Groupe absolument génial dont je vous recommande l'opus le plus récent: &lt;a href=&quot;http://tinyurl.com/btj4h&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Kongo Sigui&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;Je sais, je sais, les grincheux, dont je reconnais être parfois du nombre, les grincheux donc assurent que rien ne vaut le concert, le spectacle vivant (Live!). &lt;img src=&quot;http://lemigou.hautetfort.com/images/medium_djelimadytounkara.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.7em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Certes, je partage cet avis. Mais lorsque l'on écoute le Super Rail Band d'aujourd'hui, sans ses anciennes légendes mais avec son formidable guitariste &lt;a href=&quot;http://www.aliaagency.com/artists/djelimady_tounkara/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Djelimady Tounkara&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, on a cette irrépressible envie de bouger qui nous prend. &lt;br /&gt;En &lt;em&gt;direct Live&lt;/em&gt; dans la bise glacée du parvis de la gare de Lyon à Paris ou chez soi, bien au chaud avec un rhum-gingembre-citron vert pas trop sucré. Et ça, ça l'fait !&lt;br /&gt;En direct du XXIème siècle,&lt;br /&gt;bien à vous.
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