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11/11/2005
S7E7
Le véritable débat entre la candidat républicain à la présidence des Etats Unis d'Amérique et son adversaire démocrate a eu lieu, en direct sur NBC, le dimanche 6 novembre 2005
Ca commence par Matt Santos, Représentant (Congressman) le Texas, qui traverse l'estrade pour aller serrer la main d'Arnold Vinick, le sénateur de Californie, qui, lui, s'était dirigé directement vers son lutrin.
Tout de suite on se demande si Arnold Vinick n'est pas déjà complètement concentré sur ce qu'il veut dire, au point qu'il en oublie les règles élémentaires de la courtoisie.
Pourtant, on sentait bien dans les minutes précédant le débat, en coulisses, que Santos lui-même était très tendu, se demandant s'il n'allait pas tout oublier de ce qu'il souhaitait dire, au moment où il entrerait sur la scène.
Mais ce salut sans chichis est très révélateur de ce qui oppose ces deux personnalités.
Il ne faut toutefois pas dramatiser, Vinick rend sa poignée de main à Santos avec le sourire, mais un sourire qui semble, un peu, être un sourire d'excuses. Vinick pense t'il avoir gaffé?
Cela pourrait-il le déstabiliser pandant les premières minutes du débat? A voir.
En tout cas, une grande entrée en matière.
Donc, dans les secondes de l'entrée dans l'amphi du débat: Santos: 1/Vinick: 0
Puis le présentateur vedette de NBC News, Forrest Sawyer, unique modérateur du débat, rappelle les règles du dit débat:
2 minutes d'opening statement pour chacun des candidats puis des questions posées par Forrest, questions qu'il a lui-même choisies sans rien en révéler aux candidats.
Chacun d'entre eux devra répondre à tour de rôle pendant deux minutes, suivies d'un échange de 1 minute qui pourra être augmenté de 30 secondes si Sawyer le décide.
On voit que Vinick sourit/rit à l'évocation de ces règles, que son équipe a pourtant validées. On sait qu'il déteste ce genre de procédure, lui qui a la réputation d'être un excellent débateur mais dans d'autres arènes que celles-ci.
Après que Forrest Sawyer ait précisé les règles des lumières jaune et rouge selon qu'il reste ou non 15 secondes à l'intervenant, Matt Santos intervient tout à trac en disant, sur le ton de la plaisanterie:
"I think it's time on the rules", tout le monde rit, y compris Vinick, mais je trouve que Santos a dit ça d'un ton un peu vif et sévère. Je ne sais pas si cette impromptu est si bienvenu...
C'est Vinick qui a gagné le tirage au sort, à lui de démarrer avec son opening statement.
Et là... surprise du chef!!
Vinick se tait, puis propose de bazarder les règles et d'avoir "a real debate"!
Santos lui demande "pas comme au sénat, où vous tiendrez le micro sans le lacher pendant une heure?"
Il accepte.
Forrest Sawyer va poser ces questions et, comme le dit Vinick, "les réactions du public nous imposeront d'être brefs"
C'est alors que débute le générique du 7ème épisode de la saison 7 de The West Wing.
C'était dimanche soir 6 novembre sur NBC.
Et tout ça était entrecoupé de mini-interventions d'Elen Degeneres au nom d'American Express, l'unique sponsor de cette soirée tant attendue.
Les sujets du débat:
* L' immigration
* L' éducation
* Santé/ Medicare vs HMO (sécu contre assurances privées), labos pharmaceutiques/prix des médicaments et SIDA,
"American pharmaceutical companies save us money and they save lives and the Democrats cannot stop attacking them" A.V.
* Les délocalisations
"entrepreneurs create jobs, business creates jobs, the president's job is to get out of the way"A.V.
* Les baisses d'impots nécéssaires dans les pays d'Afrique où "some taxes are the highest in the world!" A.V. et empêchent tout progrès économique
* Le sens du terme"liberal" "liberals ended slavery in this country" (A.V.) et une intervention de Santos sur ce que les libéraux ont apporté aux EUA
"I will pick up that label and I will wear it as a badge of honor" M.S.
* La peine de mort et l'imposition ou non d'un moratoire sur les exécutions capitales
* Le contrôle des ventes et de la possession d'armes
"we're in the 21st century every homicide detective should be able to track back every bullit fired by the minute"MS
* L' énergie
"why not allow drilling in Alaska?" A.V.
"Because we cannot drill our way to energy independance" M.S.
"I just saw an oil well in the parking lot of a McDonald's in Long Beach the other day" A.V.
"the market can change the way we think, it can change what we want" A.V.
Puis les conclusions de chacun des candidats, à commencer par celles de Matt Santos.
Je trouve que le fait que Santos ait perdu le tirage au sort déterminant qui commence et celui qui détermine qui conclut l'émission est vraiment dommage.
Pendant toute l'intervention finale de Santos, Vinick a pu noter les contre remarques qu'il comptait faire ensuite; ce qui prouve quel formidable débatteur il est.
"Talk about if it was tough for Matt Santos to go from where he was baptized 45 years ago in San Antonio to where he stands now; ask yourself what it takes to do that, and then ask yourselves if you're ready to give Matt Santos the presidency of the United States."

"You know newspapers all over the world ask if America is ready for a latino president; I never asked that question, I didn't ask if Anapolis was ready to enlist a latino midship, I didn't ask if the navy was ready for a latino flightfighter"
Pour sa conclusion, je donne l'avantage à Matt Santos.
Il faut reconnaitre qu'on a assisté à un prodigieux numéro d'acteurs.
Avec peut-être un avantage à Alan Alda aka Arnold Vinick, vraiment au top de sa forme.
Je ne sais pas comment ils ont fait!
Cela fait des mois que je dis que Martin Sheen ferait un véritable président des EUA tout à fait épatant. C'est aussi vrai de Matt Santos et d'Arnold Vinick c'est à dire de Jimmy Smits et Alan Alda.
The West Wing devrait se transformer en programme de formation à la présidence des EUA!
Tous les sujets sont abordés, de manière très construite et sérieuse et franchement tout à fait comme par les partis. En mieux même.
Et de nombreux échanges sonnent si juste qu'on se dit que ce débat pourrait aussi concerner les candidats à la présidence de la république française.
Par exemple les moments du débat sur l'éducation et les programmes fédéraux,
"The quality of your education depends on where you live (...) Poor minority parents desperatly want to get their kids out of failling public schools but democrats won't let them" A.V.
"That's right! The big bad democrats don't want to take money from public schools to give it to private schools.
What's next? Taking money from police departments to pay for private security guards?" M.S.
Plein de choses intéressantes et inattendues dans ce débat, en particulier les deux points "tecknoÏdes", lorsque Matt Santos propose que l'on ne cherche pas à controler les armes mais les munitions.
Proposition originale que je n'avais jamais lue ou entendue auparavant;
à la 21ème minute, toujours sur le sujet de l'éducation, Vinick conseille aux téléspectateurs et auditeurs de "google it now" et de rechercher sur Google le nombre de références de présidents des EUA ayant déclaré que 10 ans après leur élection, les étudiants américains seraient les numéros un mondiaux en math, sciences etc.
Une fois de plus, The West Wing a frappé haut et fort dans l'univers des séries américaines et aussi dans l'univers politique.

Il fallait oser faire cela; sans doute l'impact de ce débat sera plus important et discret qu'on pourrait le croire, en tout cas au sein des écuries de spin doctors qui s'échauffent en prévision de l'élection de 2008 et, avant cela, des mid-term elections qui auront lieu dans un an.
Un sondage a été réalisé après le débat (un vrai sondage) qui donnait l'avantage à Matt Santos.
Plus intéressant : les téléspectateurs de “West Wing” préfèreraient regarder le débat de dimanche soir plutôt que le véritable débat entre deux vrais candidats, 67% face à 28%. Pourquoi? Sans doute parce qu'ils sont 77% à penser que les vrais débats présidentiels sont trop predictable.
(Un sondage réalisé auprès de 1,208 individus par MSNBC/Zogby)
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05/11/2005
Tout est dit
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04/11/2005
Pre "pre-scriptum"
A peine ai-je commis mon premier "pre-scriptum" que je ressens déjà l'impérieux besoin d'un "pre-pre-scriptum", à propos de Kate Bush.
Cela relève t'il d'une marotte ou de quelque chose de plus profond?
Qui suis-je pour pouvoir prétendre répondre à une telle question?
Toujours à propos de Kate Bush, donc, un fait saillant :
l'élégante et accorte musicienne nous gratifie d'une reprise de Sexual Healing, l'hymne pré-sida de Marvin Gaye.
Cela constitue le deuxième titre du single CD King of the Mountain [entré direct en N4 au Top briton].
Si on n'atteint pas ici les hauteurs de la reprise de Rocket Man, déjà évoquée, on reste quand même confondu par l'audace et la qualité de cette reprise celtico-britanique du titre totalement soul funky du maître.
Mais que cela ne vous détourne pas de votre mission : quérir l'album Aerial et lui donner sa chance autant que gratifier votre cerveau et vos sens humains d'un vrai et vivifiant cadeau.
Plus je l'écoute, plus je m'en réjouis.
D'autant que j'ai élaboré une playlist composée de ce double CD et du flamboyant Odes que nous devons au sémillant Vangelis et à sa collaboratrice du moment [le disque est sorti en 1979], Irène Papas.
Disque marquant s'il en est puisqu'il constitue un véritable ovni autant que le prélude à la musique de Blade Runner, que nous tenons ici en grande et louangeuse estime.
Vangelis Papathanasiou et Irene Papas ont d'ailleurs commis plus d'un album ensemble, deux en fait, puisque l'album Odes fut suivi de Rhapsodies en 1986, deux ans après la sortie de Blade Runner.
Je ne suis pas certain qu'il soit facile de se procurer Odes mais je sais que Rhapsodies est encore dans le circuit, via l'Allemagne.
En chasse!
Muzikafon!
20:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pre-scriptum?
J'y reviens et voudrais faire de cette note un addendum ou un post-scriptum à quelque chose que j'ai déjà écrit. Sur ce blog ce post-scriptum figurera au-dessus de la note qu'il est censé compléter. C'est pour ça que je l'appelle pre-scriptum et non pas post-scriptum.
Je reviens à Kate Bush et à son album Aerial.
Juste pour dire que c'est un très bel album.
Vous savez qu'on dit de certains chanteurs qu'ils "pourraient tout chanter, même l'annuaire"; c'est le cas de Kate Bush. Pas tout à fait l'annuaire mais le nombre Pi quand même. Faut le faire.
Elle chante aussi une dame qui nettoie le sol de la cuisine et va laver son linge en machine, Mrs Bartolozzi.
Et tout ça est superbe.
Un total de 16 chansons. Sur deux disques.
Le premier titre "King of the Mountain" a fait l'objet d'une sortie single. Excellent.
Tout l'album est excellent.
Vraiment.
Disc: 1
1. King Of The Mountain
2. Pi
3. Bertie
4. Mrs. Bartolozzi
5. How To Be Invisible
6. Joanni
7. A Coral Room
Disc: 2
1. Prelude
2. Prologue
3. An Architect's Dream
4. The Painter's Link
5. Sunset
6. Aerial Tal
7. Somewhere In Between
8. Nocturn
9. Aerial
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03/11/2005
Goncourt, Bush, Dickens, Rome
Pas mal de choses à raconter, cela risque donc de finir en eau de boudin: je ne raconterai pas ce que je voulais initialement écrire et je digresserai sur d'autres choses.
Par exemple là, j'écoute Asian Dub Foundation, le morceau chanté par Sinnead O'Connor, 1000 mirrors. Quel album c'était![ Enemy of the Enemy, pour cèlzéceusse qui n'auraient pas suivi], ça fait du bien.
Aujourd'hui on a décerné le prix Goncourt au livre de François Weyergans. Je l'aime bien Weyergans. C'est l'écrivain que j'ai le plus souvent vu de ma vie, au moins deux cent fois. Minimum. Ca fait beaucoup quand même.
C'est parce que c'était notre voisin. Je le croisais souvent dans l'escalier, on habitait des étages peu élevés.
J'ai jamais rien lu de lui. Mais je sens que ça vient.
Tout le monde parlait de Michel Houellebecq et c'est donc pas lui qui l'a eu, le Goncourt.
Moi j'aime bien ce mec et j'ai beaucoup aimé "la possibilité d'une île", son roman pour lequel il était favori rapport au Goncourt.
Lui, j'ai failli le rencontrer mais le soir où ça devait se passer, les amis qui devaient me le présenter se sont méchamment brouillés avec lui. Donc je ne l'ai pas rencontré...encore que... c'est là que ça devient étrange... tout est fait pour que je le rencontre... il est notre voisin au paradis.
Et dans son livre, il décrit tout très bien. En particulier une aire d'autoroute de notre commune connaissance.
C'est fou! Les deux Goncourt sont mes voisins, genre.
J'adore les gnaoussas et c'est ce que j'écoute là présentement.
Mais je veux parler du nouvel album de Kate Bush, il sort le 7 novembre, et je conseille de se le procurer.
Je ne m'attendais pas du tout à un nouvel album de Kate Bush. C'est idiot parce que on s'attend toujours à un nouvel album des Stones ou d'Eno ou de Bowie par exemple, mais pas à un nouvel album de Kate Bush.
Pourtant je lui dois, nous lui devons, quelques gemmes.
Je pense surtout, ce qui est injuste, à sa magnifique reprise de Rocket Man, chanson d'Elton John et Bernie Taupin.
Bref, la v'là qui nous revient avec un album intitulé "Aerial".
Il y a vraiment un style anglo-celtico-saxon en musique, c'est clair. C'est dommage que je n'ai pas lu d'études savantes sur le sujet, je suis sûr qu'il en existe de passionnantes, un peu comme les études de J.R.R. Tolkien sur le "middle age english".
D'ailleurs quand j'ai écouté Aerial, je venais de regarder un morceau du Lord of the Rings avec mieux-aimé. En écoutant l'album de Kate Bush, je me suis senti comme un hobbit à la maison[trou]: bien.
C'est moi qui me fait des idées ou il y a vraiment un sous-genre très anglais là dessus? En France qu'est-ce qu'on aurait d'équivalent? Malicorne? Gwendal? Le barde Glenmore? Tout de même très typé tout ça.
Alors que Kate c'est pas ethnique, c'est Kate.
Nous voilà bien avancés!
Je recommande donc son album avec vigueur et recommande d'utiliser ma méthode d' écoute afin de lui donner toutes les chances qu'elle mérite de figurer en bonne place au rayon des disques de cette fin d'année.
Ca change des White Stripes. Que j'aime beaucoup mais j'ai le sentiment que ça sent un peu le pipi quand je les écoute. Sympa quand même.
En Angleterre vous avez donc Kate Bush qui sort son nouvel album et la BBC qui nous offre une nouvelle série archi décoiffante et en costume: Bleak House.
J'explique.
Bleak House c'est un roman de Charles Dickens.
Ca raconte des arguties juridiques sans fin. C'est dément et on s'y perd un peu dans les personnages [je parle du roman]. En plus Dickens s'est un peu laché côté descriptions lorsqu'il a écrit Bleak House.
Tout ça n'a pas empêché la BBC de s'offrir l'adaptation de ce gros roman en série télévisée. Attention je tiens à préciser ici et maintenant que je considère Charles Dickens comme un des plus grands écrivains de tous les temps avec Evelyn Waugh.
C'est dit.
Donc qu'elle n'est pas notre surprise que de reconnaitre la machinechose qui joue l'agent trucmuche de X Files qui joue le rôle de Lady Dedlock, celle qui a un secret...
Je me demande si elle ne s'est pas fait refaire les lèvres.
Bref des acteurs absolument remarquables dans une série géniale.
J'ai lu sur le site de la Beeb que chaque épisode coute £750 000. A peu près 1 110 000 €. Il y a deux épisodes par semaine. 16 épisodes, ça fait quasi 18 Millions €, pour huit heures de film à diffuser.
Le premier épisode a été diffusé il y a une semaine devant plus de 6 millions de téléspectateurs.
Comme pour la série Rome, qui raconte l'accession au pouvoir d'Octave, neveu de Jules César, qui deviendra Auguste.
Pour cette série incroyable, on a l'impression d'un reportage dans les coulisses du pouvoir à Rome, on en est à près de 7 millions de téléspectateurs qui la suivent sur BBC. Elle avait démaré un peu avant sur HBO aux USA.
C'est tellement bien fait qu'on a du mal à croire que les romains parlaient latin et pas anglais!
Et voilà! Ca y est. Je n'ai pas évoqué ce que je m'étais juré d'évoquer. Ce sera pour une autre fois.
Et ça valait le coup pourtant!
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