15/09/2005
Qu'est-ce qu'une réforme ?
Comme plein de contribuables ayant opté pour le prélèvement mensuel des sommes dues au titre de l'impôt sur les revenus je viens de recevoir l'avis de prélèvement des derniers mois 2005 et de l'année 2006.
Un fois de plus je m'étonne, en fait j'enrage, comme de nombreux salariés, de voir le ministre de l'économie et des finances et son ministre du budget ne rien nous annoncer sur le sujet de l'impôt à la source pour les salariés.
Voilà une vraie réforme qu'ils pourraient, eux ou leurs prédécesseurs, mettre ou avoir mise en chantier. Ils ne l'ont pas fait.
Pourquoi ?
Cela ne simplifierait-il pas la vie de nombreux citoyens ?
Cela n'est-il pas possible techniquement ?
Cela n'entre t' il pas de plein pied dans le cadre de la modernisation de l' État et dans la volonté de faciliter les relations de l'administration avec les « usagers/citoyens »?
Cela n'est-il pas cohérent avec les projets de « l'administration électronique »?
Si, comme je le pense, la réponse à ces questions est «en effet cela est vrai, possible, etc.», et que rien n'avance sur ce sujet, c'est que ces questions sont sans importance réelle.
Il y en a donc d'autres, dont les réponses conditionnent la mise en oeuvre de cette réforme.
Lesquelles ?
Peut-on faire confiance à ceux qui, en plus de leurs revenus salariaux, ont d'autres sources de revenus, non salariaux, et devraient donc les déclarer ?
Réponse : aujourd'hui le mode déclaratif individuel est la règle et cela fonctionne.
Le coût de gestion du prélèvement à la source serait trop élevé. Il faudrait mettre sur pied un véritable bouzin, des années de développement, des années de tests, des années de conflits en tout genre, donc un coût énorme. Vrai ou faux ?
Si, malgré tout, on avançait dans cette voie, cela aurait pour conséquence la disparition de milliers de postes de travail, ceux des salariés des différentes administrations chargées aujourd'hui de gérer cette puissante mécanique de collecte de l'information, analyse de celle-ci, prise de décision, notification, vérification du bon déroulement de la collecte, etc. Vrai ou faux ?
J'arrête là.
Décider d'une réforme et la mettre en oeuvre est rarement une chose simple.
Il faut des gens décidés, opiniâtres. Des gens qui ne considèrent pas que l'on ne peut rien changer, qu'aucun autre système ne peut se substituer à la perfection existante.
Très bien.
En gros ce que je suis entrain de me dire (et de vous écrire) c'est qu'il faut des responsables volontaires et pédagogues.
Je suis saisi d'un frisson.
Et ça m'amène à une question simple :
si aucun politique ne peut mettre en place une réforme qui permettrait de moins enquiquiner des millions de contribuables parce que,
1/ ils n'auraient plus à se préoccuper de déclarer leurs revenus, déjà déclarés par leur employeur,
2/ ils n'auraient plus à se préoccuper d'économiser pour ne pas être surpris par le montant des trois derniers prélèvements mensuels,
etc.
Question : c'est quoi une réforme ?
Autre question : quelles réformes sont-elles à la portée de nos politiques ?
J'ai peur.
Ne me répondez pas.
Je vais me recoucher.
Surtout ne pas penser !
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Commentaires
Ok, je n'ai trouvé aucun moyen de communiquer sur Farid dans ton texte, donc je l'envoie ici, désolée. Je t'invite donc à lire mon article sur Farid dans mon blog (voir url).
Tant que ses disques tourneont chez moi, non, F.E.Atrache ne sera pas mort. ;)
http://electro-b-girl.blogspot.com/2005/03/adieu-mon-amour-wedaat-hobbak.html
Ecrit par : electro-b-girl | 15/09/2005
Tu as raison à 200%.
Aujourd'hui, la situation de notre pays exige que les hommes politiques cessent enfin de faire le choix d'un immobilisme consensuel destiné à mécontenter le moins de monde possible.
J'aspire à ce que les français choisissent enfin pour les représenter des hommes et des femmes qui auront enfin
1) la volonté
2) le courage
de mettre en oeuvre les réformes nécessaires et utiles à notre société, quelles que soient leur ampleur et les difficultés qui s'y opposeront.
C'est cela, à mon sens, être digne du statut d'homme - ou de femme - d'état...
Ecrit par : Anthony Blondeau | 15/09/2005
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