21/07/2005
Books Instead of Guns
Yo!
Il ne vous aura pas échappé que le titre de cette notule n'est autre que le pseudo de Notorious B.I.G. depuis sa disparition.
Trop tôt enlevé à l'affection des siens, et à la nôtre, par un sort funeste, quoiqu'un tantinet provoqué faut'l reconnaitre, notre ami Notorious Business Instead of Game restera pour longtemps dans nos mémoires.
Poussant la métaphore, j'oserai dire que Notorious B.I.G. aka Biggie Smalls restera gravé dans nos esprits tel le sillon sur le vinyle.
Et ça, c'est Klass!!
Les curateurs et thuriféraires du culte se pressent, chaque jour plus nombreux; certains voudraient abuser de l'hécatombe qui a emporté nos meilleurs éléments pour se hisser sur un trône qui sera toujours trop grand pour eux et qu'ils sont les seuls à convoiter, dans l'indifférence générale mais avec la complicité de The Industry toujours à la pointe de la veulerie et de l'ignominie.
Notorious, O.D.B, Tupac! Rest In Peace!
Heureusement quelques pieux dévots brûlent l'encens du souvenir et du respect dû aux aînés. 
Parmi eux : D.J. Butta
Voici ce qu'il nous fait partager sur le premier titre de son plus récent opus dédié au maître de Brooklyn :
Biggie's first album should be used in psychology classes to show the plight of the african american male in the inner city
C'est pas demain la veille mais on peut toujours espérer.
Je sais que beaucoup, sinon la plupart, d'entre vous ignorent
D.J. Butta.
Sans doute ignorent-ils aussi Kay Slay, Kurupt ou D.J.Smallz...
Je ne leur en veux pas.
Je comprends.
J'ai moi aussi vécu dans l'ignorance.
Qu'ils se réjouissent ceux qui étaient aveugles car ils verront!
Qu'ils se réjouissent ceux qui étaient sourds car ils entendront!
Qu'ils se réjouissent les infirmes car ils danseront!
Qu'ils se réjouissent les gentils car ils auront l'air de gros méchants!
Car, à la veille d'un départ pour le pays qui brûle les yeux tel l'ammoniac, Le Migou révèle,
Le Migou concède,
Le Migou dévoile,
Le Migou ouvre la veine.
Abreuvez vous vampyrs!
ICI
Il faudra faire quelques efforts, je préviens;
ça peut entamer des économies patiemment amassées :
je dénie toute responsabilité
but it'll all be rewarded, believe me!
Par exemple avec le titre 29 du dernier opus du Butta et son sample de Headhunters, one of my own alltime personal favourite.
Keep the Peace!
Muzikafon !!
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20/07/2005
Charlie l'amerloque
Ce qu'il y a de bien avec Tim Burton c'est qu'il réussit à infiltrer d'insidieuses pensées politiquement incorrectes dans ses films. Comme souvent, dans le cas de créateurs de sa trempe, les films de commande auxquels il s'adonne sont pour lui l'occasion de se déchainer.
Ainsi en va t'il de Charlie et la chocolaterie.
Qu'y voit-on ?
Un enfant obèse, fils de charcutiers teutons, qu'on affuble d'un accent à la Schwarzeneger. Dans une Amérique où le bruit que l'on entend le plus est celui de la succion : les slurps des buveurs de soda et autres milkshakes ou boissons énergisantes et vitaminées, et bien sûr, leur corollaire californien, la liposuccion.
Augustus Gloob l'obèse est à l'image de plus du tiers des enfants auquel ce film est destiné. Il se goinfre en toutes circonstances, y compris à l'intérieur de la salle de cinéma. Il n'a pas vu Supersize Me! Il verra peut-être Charlie; espérons que cela lui fera du bien.
Violet Beauregarde, hystérique macheuse de chewing-gum,
fille de majorette, élevée pour gagner [rappelez vous il y a quelques mois l'assassinat de la petite gagnante de concours de beauté d'enfants par ses parents "si américains" ] dans un univers de coloris électriques terriblement gnangnans et des tenues velours d'éponge.
L'informe uniforme de la mise en forme dans lequel se glissent des millions d'américaines si souriantes et creuses pour prier Jésus, rouler jusqu'au supermarché, organiser des b.b.q dans leur jardinet, et regarder sans comprendre, sans d'autre expression dans le regard que la surprise façon : "chériii!! J'ai joui!".
Mike Teavee, l'accro aux jeux vidéo violents que son père renonce à comprendre. A-t'il déjà essayé ? On ne peut y croire une seule seconde.
Son fils Mike est visiblement entrain de canarder le père via son arsenal électronique. Il résiste ainsi au passage à l'acte. Le virtuel sauve le réel. Son père semble plus border line avec sa tête de tueur en série. Ne vous rappelle-t'il pas le tueur à moitié borgne que Clint 'Dirty Harry' Eastwood va nous éliminer ?
Veruca Salt, la fille garce de milliardaires exploiteurs [bonjour l'A.B.S!] des ouvriers de leur usine, contraints de dépouiller des milliers de tablettes de chocolat pour y trouver le ticket d'or. Grand moment de jouissive vengeance façon lumpen proletariat lorsque les si mignons et si "écureuils" ouvriers l'enlèvent, l'écartèlent et la jettent aux ordures.
Et puis, Charlie, si mignon, si gentil, dont le grand père et le père ont été virés de leur boulot, l'un sur une lubie de son patron [Willy Wonka] qui a remplacé ses ouvriers par des Ooplas genre munchkins, l'autre parce qu'un splendide robot rouge le remplace efficacement. Charlie qui vit pauvrement avec ses deux parents et ses quatre grand parents, unique enfant adulé, qui pousse à la soupe au chou sous le regard perpétuellement mouillé de sa mère et "à la Begnini" de son père.
La grande force de Tim Burton est de nous présenter tout ceci de manière archiglacée, sans en faire un fromage, sans rien discuter, juste montrer.
Montrer, donner à voir, c'est son métier, c'est ce qu'il fait.
J'adore les cinéastes clairement [si j'ose dire] perturbés et qui injectent dans leurs oeuvres leurs maniaques obsessions : Hitchcock, Bunuel, Almodovar, Lang, et Tim Burton. En bonne compagnie.
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16/07/2005
Soyons fou ?
J'utilise peu mon téléviseur et jamais les guides de programmes.
Je découvre donc parfois, par hasard, des choses étonnantes voire formidables.
Des choses dont je me dis ensuite que j'aurais du être mis au courant, que j'aurais enregistrées.
Mais je ne sais pas faire marcher mon vidéoscope enregistreur.
Je râlote donc inutilement et sans objet.
Un grillon du foyer.
Ce matin, j'ai pu admirer et goûter un excellent documentaire sur une artiste culinaire : Fumiko.
Son nom vous l'indique, Fumiko Kono est japonaise.
Elle exerce ses talents à Paris.
Elle vient chez vous cuisiner si vous lui en faites la demande ici.
Fumiko a été élève d'Alain Passard. Vous imaginez donc le respect que peut lui vouer Le Migou.
Comme tous les excellents élèves, Fumiko a utilisé son bagage de l'Arpège pour forger sa propre personnalité ou plutôt pour l'exprimer pleinement.
Réussite totale.
Si vous voulez en savoir plus, visitez son site japonais ici.
Hier je m'en suis allé déjeuner dans un excellent et très agréable restaurant de la rue Jean-Baptiste Pigalle, au 7, nommé l'Aromatik.
Tenu par une, ou deux, ou trois femmes (je me suis égaré), l'Aromatik propose un menu à 14 €, tout à fait épatant.
La décoration intérieure est très réussie car les nouvelles (la nouvelle?) patronnes ont conservé tout ce qui fait le charme de ce vieil endroit parisien en le rafraichissant avec discernement.
Une très bonne adresse : 01 48 74 62 27
J'y ai rencontré l'époux de Masayo, la cuisinière d'un des restaurants japonais les plus étonnants de Paris, Momoka.
Cet établissement sert une cuisine de famille, quotidiennement improvisée par sa chef.
Pas de makis ni de sushis mais de véritables et élégantes surprises.
Il n'y a que quatorze couverts au Momoka.
Ils n'ouvrent que lorsque cela les chante et s'absentent pour une semaine sans crier gare.
La clientèle? Ravie, habituée, fidèle.
Chacun dispose du numéro de téléphone que le jeune couple lui donne.
Comment se le procurer?
Je sais, c'est agaçant.
A chacun sa méthode.
Momoka n'est pas dans l'annuaire.
Je vous le donne : 01 40 16 10 09
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14/07/2005
Juste pour confirmer et ...
De temps en temps, un petit point.
Pour quoi faire?
Pour suivre les dossiers en cours, éventuellement réviser un jugement, confirmer un sentiment, étayer une charge.
Ce genre de choses.
Primo : The Closer
Vous vous souvenez, cette série américaine ?
Brenda Johnson, LAPD, interprêtée par Kira Sedgwick ?
Qui bouffe des saloperies ?
Et bien je vous confirme que cette série est absolument formidable.
Je suppose que nous la verrons débouler sur les écrans français dans quelques mois parce que c'est vraiment le Columbo des années 2000.
Juste un truc : comment doubleront-ils Kyra Sedgwick ? Avec l'accent lyonnais p'têt.
Deuxio : The Inside
Comme on dit en américain, "graphic violence" à tous les épisodes.
Le rythme s'améliore mais c'est vraiment gore et l'héroïne se la pête vraiment trop façon Jodie Foster.
Quant à Peter Coyote, le Chief, je pense que c'est un facho.
S'il ne l'est pas, je demande aux témoins de me fournir des éléments à décharge.
Tertio : Into The West
Je pleure à chaque épisode.
Je ne veux plus qu'on fasse de mal aux Indiens.
Aux bisons non plus.
Aux gentils de manière générale.
Bref si on pouvait changer l'histoire des Etats Unis d'Amérique et de la 'conquête' de l'Ouest, ce serait p'têt pas mal.
Vous me direz qu'à ce compte là y aurait pas mal de choses à changer, et je vous rétorquerais que d'accord.
J'aime bien quand ça finit bien mais j'aime aussi quand ça se passe bien.
Surtout quand c'est vrai.
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13/07/2005
The Man comes around
Ce petit mot pour vous dire le plaisir que j'éprouve en ce moment:
J'écoute Johnny Cash et Tom Petty chanter
'The running kind'.
C'est dans le coffret de 5 CDs 'Unearthed' sorti en 2003.
L'année de la mort de John R. Cash.
J'ai 'connu' Johnny Cash en 1969 en achetant son 'Live at St Quentin'.
Une monumentale claque.
Revenant de Londres à Biarritz (pov'chéri!) j'épatais mes copains et en emmerdais certains pendant des semaines et des mois avec cet album que je continue de ranger au sommet de la pile de mes albums enregistrés en public favoris. Disons dans les 5 premiers.
[Avec le délirant 'Santana & Buddy Miles Live' kesivounelavépazencorilfolacheté MAINTENANT]
Et puis je n'ai plus rien acheté des productions de l'homme en noir.
Jusqu'au 'Wanderer' qu'il commit avec Bono sur le Zooropa du U2.
Un énorme moment.
Avec un 'payback' de John R. Cash qui reprit 'One', du sémillant Bono.
Une magnifique version qui figure dans 'Unearthed'.
L'acquisition de ce coffret rachète mes erreurs passées.
Quelles erreurs?
M'être montré un brin condescendant à l'endroit de ce magnifique rambling man, un vrai baladin, un beau paladin.
Lord! Have mercy on me!
Là j'en suis à 'T' for Texas, la 11 du CD 2.
Grave gras!!
Et il y en a plein d'autres.
Par exemple une magnifique 'Redemption Song', que j'ignorais totalement, avec Joe Strummer.
Et oui, The Clash.
Attention!
J'arrête tout de suite.
Il y a 79 chansons dans ce 'Unearthed', toutes indispensables.
Je voudrais vous les citer toutes.
Par exemple 'Father and Son' avec Fiona Apple.
J'vais pleurer.
Et vous aussi, quand vous l'entendrez.
Vous n'avez pas oublié la silhouette hantée de Bob 'Love & Hate' Mitchum dans 'Night of the Hunter'?
Johnny Cash, c'est l'équivalent en musique.
Il vous hante.
'Unearthed'
Evidemment!
Muzikafon !!
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12/07/2005
Kirghizie, scientologie, apoplexie!!
On rencontre sans arrêt des gens improbables.
Hier, nous avons passé de délicieux moments avec un incroyable individu.
Dans le désordre :
> inventeur du seul Lavomatic pour chiens,
> chasseur de bartavelles dans les steppes kirghizes,
> constructeur de bateaux de pêche au gros à Taiwan,
> fondateur d'une association qui fait de l'insémination artificielle de fauves dans leur milieu (pensez-y deux secondes),
> émérite joueur de pétanque,
bref un honnête homme.
Vingt-quatre heures auparavant, nous discutions paisiblement et de manière enjouée avec un ancien élève d'école de commerce lors que, brusquement, il nous révêle qu'il est boudhiste et qu'il ne comprend pas que l'Etat français ne se préoccupe pas de la spiritualité de nos concitoyens.
Tentant de lui expliquer pour quelles raisons il serait bien inquiétant que l'Etat se mêlât de nos âmes, je me rendais compte qu'il ne m'entendait pas; il était comme protégé par un bouclier de force, semblable à ceux qui protègent les vaisseaux aliens.
J'ai compris que cet homme était en effet un alien.
Lui qui parait si sympathique, souriant, gai, aimable, m'est brusquement apparu comme un inquisiteur en germe, un Beria en devenir.
J'en frémis encore.
Et je pense à la secte de scientologie devant le local de laquelle je passe souvent en serrant plus fort la main de mieux-aimé, en me raidissant quand d'aimables sectaires me tendent une invitation à les rejoindre.
Tous m'apparaissent comme des zombies, des aliens.
Je suis anti-sectes et j'ai du mal avec les religions.
Dieu! Pardonne moi!
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09/07/2005
Voyages, voyages...
Hier j'étais à Bruxelles, pour mon activité rémunérée, et j'y allais rencontrer quelques travailleurs de la Commission.
Le ciel était plombé et menaçant, exactement comme les propos de mes interlocuteurs sur notre pays de France et ses politiques, tant les humains que les "programmes".
Je ne pouvais m'empêcher d'être d'accord et en même temps de ne pas trop goûter les remarques (par ailleurs justes) sur "l'arrogance française" à l'égard des autres états membres et de la Commission.
Je pensais par exemple à tout ce qui s'est passé et continue de se passer sur l'épineux sujet de la brevetabilité des logiciels. Il me semble bien que la Commission a manifesté un mépris et une arrogance à l'égard des parlementaires européens (nos élus, nos représentants) qui justifient à eux seuls des fessées cul-nu de tous ses membres!
Affaire à suivre par ailleurs.
Retour à Paris pour un touch and go (changement de gare) et arrivée à Tours pour y vivre un délicieux week-end.
Délicieux, le mot n'est pas de trop, car nous y goûtons les plaisirs de l'amitié en même temps que ceux de la table.
Nos amis y ont un potager.
Un véritable professionnel aguerri et rompu au courbage d'échine s'occupe de leur enclos légumier. Heureusement car nos connaissances en la matière sont plutôt celles de consommateurs urbains qui lisent les étiquettes des produits pour savoir de quoi il s'agit exactement plutôt que de reconnaitre d'un coup d'oeil un légume enterré.
En regardant tous ces légumes enterrés dans la "bonne terre", et dûment arrosés par une bienfaisante pluie, je me dis que les légumes ne sont décidément pas comme nous puisqu'à l'inverse des humains, ils commencent leur vie par être enterrés.
Je me demande si Geoffroy de St Hilaire et Cuvier en argumentèrent en leur temps.
Et je pense aussi à la découverte que fit l'homme d'il y a des dizaines de milliers d'années qu'il fallait enterrer les défunts plutôt que de laisser leurs dépouilles devenir la proie des charognards.
J'ai en mémoire ses images magnifiques, spectaculaires et dures à la fois (pour nous) des cadavres exposés aux vautours du Pamir. Brrr!
Humain tu es et légume tu deviendras!
Est-ce bien raisonable?
Être un légume; c'est ce que l'on dit de malheureux qui n'ont plus, du tout, leur tête. Quelle expression!
Je me demande si je ne préfèrerais pas être déchiqueté par des vautours.
Après tout je serai mort. Donc, a priori je ne sentirai rien. Sauf qu'on en sait rien. Peut-être qu'on se rend compte de tout ce qui suit jusqu'à n'être plus que poussière et que c'est cela notre chatiment : tout sentir, ne pas pouvoir réagir.
Mais ça va pas non?
Il faut que j'aille faire une sieste.
Moi qui voulais vous parler du Tour de France!
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07/07/2005
Londres
Lorsque je suis arrivé à Londres pour la première fois, je ne connaissais pas encore Paris mais je vivais en France.
Je n'ai fait que traverser la ville pour me rendre de Heathrow à Charing-Cross.
A la fin de mon séjour dans le Kent, auréolé d'une pratique de la langue anglaise dont j'étais, de facto, devenu le spécialiste familial, je servis d'interprète à mes parents qui avaient décidé de visiter Londres avec moi.
Nous y passâmes quelques jours.
Le choc fut absolu, définitif et heureux.
Tout, absolument tout me plut dans cette gigantesque ville.
Je crois que c'est dans Oliver Twist, ou David Copperfield [?], que le narrateur dit qu'il faut trois semaines pour en faire le tour; c'est ce qui me frappat d'abord : l'immensité.
Mais, je dois le reconnaître, ce qui me frappat surtout, ce furent les minijupes.
Priscilla, de deux ans mon aînée, et dont j'étais éperdument amoureux, en portait.
Je passais des heures à penser à elle et au meilleur moyen de la séduire.
Je décidai qu'il me fallait intégrer un groupe pop.
Evidemment je n'échappais pas à l'interrogatoire classique de ce temps : es-tu pro-Beatles ou pro-Stones ?
Il y avait quelques questions subsidiaires sur les Yardbirds et les Kinks.
J'étais un fan transi des Beatles et des Stones et j'adorais la pêche des Yardbirds. Je trouvai les Kinks plus 'anecdotiques' dirons-nous. Cela me valut plus tard quelques vigoureux débats.
Bref Londres m'apparut comme la ville où tout se faisait, tout ce qui était réellement important : notre musique.
Je rejoignais le groupe 'Rockspider' comme homme sandwich et occasionnel chanteur [hululeur devrais-je dire] et tambouriniste; le genre qui frappe le tambourin sur la cuisse. Au bout d'un temps, ça fait mal.
'Rockspider' était assez original.
Le bassiste était noir, le batteur était le fils du concessionnaire Ford et avait une Capri [les batteurs sont toujours ceux qui ont le plus de fric parce qu'une batterie ça coute cher], le guitariste leader/chanteur/compositeur avait récupéré une antique Bentley dans laquelle il accumulait livres, disques, sac de couchage, guitares et filles, un organiste, chargé en particulier de négocier avec le pasteur la salle publique du temple pour les quelques répétitions, enfin un manager [le frère aîné de Priscilla].
Au bout de trois saisons, trois été, Martin, le manager, présenta un demo tape chez EMI, où l'on trouva 'Rockspider' trop 'progressif', genre Amon Duul [incroyable!], et Priscilla se mit à filer sous mon nez le parfait amour avec un colosse rugbystique nommé Magnus !
Comme je ne rejoignais mes amis que l'été, ma participation aux activités de 'Rockspider' consistait surtout à en faire la promotion auprès des jeunes collégiennes qui me trouvaient 'exotique'.
C'est ainsi que je découvris le sexe, les alcools forts, les concerts en plein air, bref : Londres.
Aussi en apprenant que c'est à Londres que seront organisés les Jeux Olympiques de 2012, je me suis réjouis pour cette ville et ses habitants que j'aime.
En apprenant ce matin l'attentat dont ont été victimes d'innocents voyageurs empruntant un des systèmes de transport public les moins plaisants d'Europe, je me suis dit que j'irai à Londres.
Je suis bien d'accord avec Ken Livingstone a.k.a Ken Le Rouge, maire de Londres, quand il déclare, s'adressant à ceux qui ont commis les attentats d'aujourd'hui :
"I wish to speak through you directly, to those who came to London to claim lives, nothing you do, how many of us you kill will stop that flight to our cities where freedom is strong and where people can live in harmony with one another, whatever you do, how many you kill, you will fail."
Vraiment ces terroristes sont d'affreux jojos.
Pour conclure sur une note différente, je vous incite à vous procurer dare-dare le double CD des Yardbirds 1965-1968 BBC Sessions.

Si vous voulez savoir ce que fraicheur du rock veut dire, enthousiasme, énergie et énorme son, une seule adresse : The Yardbirds, avant 1968.
Je dis avant '68 parce que c'est cette année là qu'est mort le lead singer Keith Relf.
Mais je ne fais pas partie de ceux qui disent que les Yardbirds étaient déjà morts en '65 après le départ de Clapton.
Il n'y a qu'à les entendre pour s'en rendre compte.
Sur ce génial double CD, il n'y a que du bon, du top bon!
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06/07/2005
¡ Salsa, son y Reggaeton ! ¡ Ahi va !
Il y a quelques années, flânant en Nueva York, je m'arrêtai y compré un disque dans una tienda.
Un disco que me roto todo.
C'était un extraordinaire double album du mythique "Grupo Folklorico y Experimental Nuevayorquino": 'Concepts in Unity'.
Bien des années avant le Wim et le Ry, NYC était saisi par la fièvre latina; le reggae y pénétrait tout juste.
On allait voir Jimmy"rude boy"Cliff dans des petites salles, "The Harder they Come" surprenait, qualifié d'anarchiste. 
Pendant ce temps là, Celia 'Bemba Colora' Cruz, que nous pleurons chaque jour, et le Fania All Stars remplissaient jusqu'au Yankee Stadium pour des concerts délirants, surchauffés et moites. hmmmmm...
Chaque année, New York fête ces rythmes lors d'une énorme parade porto-ricaine [Portorican Day] à laquelle il vous faut participer au moins une fois.
Désormais Daddy Yankee 'ElCangri', Tego Calderon, The Beatnuts, Pitbull, Ivy Queen, Nina Sky, Gloria Velez, B-Real, NORE, Thirston Howl III et, bien sûr, la star des DJs, Tony Touch a.k.a Toca, sont quelques unes des figures de la scène "reggaeton", le reggae latino.
Tony Touch est une vraie star de cette scène très originale.
C'est une pointure qui fraie avec Talib Kweli, Mos Def ou Hi Tek par exemple. Et pas que dans les clubs, sur les albums aussi.
Il vient de sortir son nouveau disque : The Reggaetony Album, sur lequel figurent beaucoup des sus-nommés.
Et un tube que te pone loco : 'Play That Song'.
Eso es.
Et comment peut-on acquérir cette exemplaire galette M'sieu ?
Je sais. C'est à désespérer.
Ici seulement.
Por l'instant I suppose.
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05/07/2005
Du sport... bientôt
Je dois impérativement perdre des kilos.
Cela fait plusieurs années que j'ai explosé le haut de la fourchette (si j'ose dire) du poids idéal.
Je n'ose plus y penser, ce doit être 82 kilos, j'en suis à 98.
98 c'est déjà pas mal car j'ai atteint les 115 et je m'étais "stabilisé" à 106/108.
Mais là, trop c'est trop!
Comment faire?
D'abord comprendre que je suis un mangeur.
Un gars qui apprécie. Un gars qui sait ce qui est bon.
Donc une victime en puissance.
Et ce d'autant plus que je fais (bien) la cuisine, tous les jours, et que j'adore aller goûter (en me re-servant) les bons plats de quelques restaurateurs.
J'ai d'ailleurs connu certaines des plus grandes émotions de ma vie dans des restaurants.
Loiseau, Passard, Robuchon, voilà mes maîtres.
Ca a commencé quand j'étais petit.
Mon père avait un ami chef qui venait parfois nous régaler à demeure de certaines de ces spécialités.
Et c'est en pensant à lui que j'ai réalisé ma première opération culinaire personnelle :
filets de sole à la crême, suivis d'une tarte aux pommes.
C'était aux Etats-Unis, j'avais 20 ans.
Bientôt la réputation de notre maison (que je partageais avec 5 jeunes femmes dont une évangéliste qui saisissait sa Bible après chaque étreinte) fit le tour du campus et nous régalâmes même les professeurs.
Je pesais 64 kilos alors. J'étais bien maigrelet.
Souvenirs.
Donc comment faire pour perdre ces kilos qui m'alourdissent et m'essouflent aujourd'hui?
J'ai trouvé.
C'est simple mais lent : manger moins.
Je sais que je semble imbécile de tant tergiverser et quasi minauder pour en arriver à pareille conclusion mais celles et ceux qui le vivent savent que cette simplicité est un aboutissement en soi et non un commencement.
Je suis prêt!
Et j'ai pris une résolution : 90 kilos à la fin de l'été.
Le sport?
Un ami m'a donné un tuyau : les sports portés.
Je trouve la formule magnifique; elle a comme un goût de révélation,
les sports portés!
Vélo : non. J'ai mal aux genoux.
Natation : des piscines javelisées dans l'eau desquelles flottent des cheveux et plongent des brutes hurlantes? No way!

Le palanquin?
La chaise à porteur?
L'aviron!
Mais ça ne fait pas mal au dos l'aviron?
Pas grave. J'irai voir mon chiro.
Il s'occupe de chevaux de polo.
Alors mes kilos, ça ne lui fait pas peur du tout.
Flip, flap! Flap, flap, clap! Creukk, crakk!
Haaaa!!!
Je m'sens déjà mieux.
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