03/12/2008

Dépressif? Ceci est pour toi!

Depuis le temps qu'on l'attendait...
Le magnifique chef d'oeuvre de Dennis Wilson, paru en pleine rage punk, si côte Ouest et violoneux qu'il parut dépassé avant même d'être écoulé, cet opus magnifique est de retour dans une édition qui lui rend justice, enfin.
Dennis_Wilson-Pacific_Ocean_Blue-(Legacy_Edition)-2CD-2008-BEACHBOY.jpg Nous étions en septembre 1977 et quelques mois après le magnifique "Holland" des Beach Boys dont il était le batteur.
L'album a disparu des bacs en deux temps trois mesures et Dennis Wilson s'est élégamment noyé dans le maelström de l'oubli quelques années plus tard. Dandy surfer.
L'écouter aujourd'hui c'est d'abord un grand plaisir.
C'est aussi se rendre compte à quel point Dennis, Brian et Carl ont influencé une tripotée d'artistes que nous aimons.
C'est aussi sans doute l'occasion de se pencher sur une catégorie particulière, quelque chose qui ne constitue pas une catégorie en soi parmi les bacs de la FNAC et autres épiciers: la musique pour dépressifs par les dépressifs.
Et là on entre dans le vrai sujet, celui auquel se sont attelés les Wilson et autres Jim Morrison, le sujet qui est une question:
lorsqu'on est déprimé, vaut-il mieux écouter un dépressif ou un gnan-gnan- dynamité ?
La réponse me semble évidente: affronte le mal et boxe!
Rue toi sur cet album et laisse le t'engloutir, ça t'aidera.
Sûr.

24/04/2008

Pomme d'or

1331567519.jpg Il y a Bashung
En rengaine,
en stompin' foot,
banjo
basse
et qui évoque Dylan
mais qui est lui
Alain B.
Lacan
Bashung chanteur Lacanien?
L'est-il seulement?
A t'il été précédé?
Qui sont ses soeurs et ses frères?
Ses pères et ses mères?
Prévert
Cocteau
Je sens aussi Dali
et tout simplement lui
En boucle
Evidemment.


Je pense moi qu'on y est
que c'est là
qu'il suffit de pousser la porte
qui ne grince pas
qui s'ouvre sans bruit
et laisse pénétrer enfin
la lumière noire et aveuglante
de l'évidence poétique
"première à éclairer la nuit"
comme il dit.
389093501.jpg
L'album: Bleu pétrole

Et toujours ses exercices de prononciation
"Là un dard venimeux..."
C'est Venus, in furs ??

09/03/2008

Femmes

Cela s'appelait "Les femmes aussi",
c'était la diffusion de reportages d'une émission d'Eliane Victor qui s'appelait ainsi et qui passait il y a au moins 40 ans.
Je voyais ça à 1 ou 2 heures du matin sur la 5.
C'était commenté par Tania Montaigne, Elisabeth Badinter, Macha Makaïeff, Françoise Forette et Eliane Victor elle-même,
et présenté par un questionneur, Jean-Claude Carrière.
On y voyait Simone Signoret, il y a 40 ans au moins, regardant et interrogeant une jeune femme essayant des couronnes de mariage dans un grand magasin; une autre femme, mère de 6 enfants racontant comment un jour, vers 5 heures de l'après-midi, elle regardait son mari s'éloigner lentement, pour ne plus revenir, dans la très grande cour de leur immeuble, portant le carton dans lequel elle avait mis ses affaires, puisqu'il la trompait et qu'il avait choisi de la quitter pour rejoindre l'autre;1988012294.jpg et aussi cette femme de gendarme qui subissait la visite d'inspection du capitaine commandant son mari et qui, pour s'évader de tout cela, se réfugiait dans la réparation d'objets mécaniques.
Et c'est vrai que cela paraissait s'être passé il y a bien longtemps alors que pourtant ça n'était pas il y a si longtemps et que, de toute manière, cela existe encore aujourd'hui, si ce n'est pas ici, ailleurs; un ailleurs, des ailleurs qui ne sont pas toujours lointains.
Et cela me rappelle que ce matin, discutant avec un ami retrouvé sur le marché où j'achetais quelques fromages, je l'entends me dire que son amie vivait jusqu'il y a si peu de temps avec un homme qui, chaque jour, l'enfermait dans un placard.
Et tous ces reportages que j'ai regardés la nuit dernière étaient signés Claude Goretta ou William Klein, parmi d'autres.
Et j'ai aussi pensé à « 2 ou 3 choses que je sais d'elle » ou « masculin, féminin », deux des films de J-L. Godard parmi ceux que je préfère.
Vers la fin de cette émission, reportage d'il y a si longtemps sur une femme de 71 ans qui nettoie les sols, puis une escouade de femmes qui astiquent et briquent l'opéra de Paris, la grande salle du Palais Garnier.
Qui aujourd'hui enregistre et diffuse nos vies pour les interroger ?

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27/02/2008

Cadillac

Je revisionne pour la énième fois le DVD "Imagine John Lennon"

I don't believe in Beatles, I just believe in me, Yoko and me, and that's reality.
The dream is over, what can I say ?


Mais aujourd'hui, sans doute parce que je suis tout mou, suite à l'ingestion d'une grande quantité de piments dans un délicieux restaurant chinois spécialiste de la cuisine du Sichuan et d'une visite appuyée chez Alain Passard,
aujourd'hui donc je prends tout en pleine poire.
Et je repense...1898788140.jpg

..au jour où j'ai vu les Beatles dans des Austin mini noires à Tunbridge, où était-ce à Sevenoaks ?,
..à nos éternelles disputes sur qui des Stones ou des Beatles étaient les révolutionnaires et c'était clairement les Stones mais que l'on mettait tous John à part,
..au jour où le speaker a annoncé la sortie de Sgt Pepper's et quand j'ai foncé à la distribution GRATUITE de l'album qui était faite en plein centre de Londres,
..au jour où j'ai entendu l'accouchement du bébé mort de John et Yoko sur un disque vinyle que personne d'autre que moi ne semblait connaitre, encore moins posséder,
..au concert du Madison Square Garden avec Elton John et Lennon, comme on fonçait sur la route, totalement défoncés, sous la neige et dans le froid parce qu'on avait ouvert les vitres de la voiture pour aérer et enlever la buée et que le chauffage ne marchait pas, et le moment où un cheval a traversé devant nous sous des trombes de neige et que l'on s'est arrêtés pour le ramener dans un champ sur le côté de la route, on avait des 6 packs sur l'accoudoir central et on est arrivés en retard,
..à Michael qui détestait Yoko, auquel je faisais écouter tous les enregistrements de cette femme que j'ai toujours appréciée et dont il est finalement devenu l'homme de confiance pendant 7 années,
..au jour où je me suis retrouvé dans la cuisine de John à New York et que j'ai pensé me retrouver pétrifié sur place tant j'étais impressionné. Je ne voyais que l'un des coussins tricoté main qu'il avait fait, pendant que j'enlevais mes chaussures pour ne pas abimer la moquette blanche de l'appartement,
..à la soirée avec Sean, adorable, à Hoboken, et son amie japonaise de Cibo Mato, et Yoko qui était là et Dane qui surveillait et nous a tous ramené à NYC dans la gigantesque voiture délirante qui était la sienne.

Que de profondes émotions,
441180766.JPGLe froid sec et vif de New York,
Quand j'ai cru m'enfoncer tout entier dans la glace et la neige alors que je ne faisais qu'enfoncer mon pied dans une flaque glacée que je n'avais pas vue,
et, comme par hasard, leur maison à côté de là où nous vivions,
tout près de l'étang du fou qui plongeait pour aller chercher les anneaux qu'il plaçait lui-même sur les cornes d'un cadavre de vache qui gisait au fond, un gars qui vivait dans une Cadillac limousine et qui jouait de la cornemuse pour se faire quelques ronds, et ce n'est pas celle de la photo parce que celle de la photo c'est celle dans laquelle on a roulé pour aller à la première du film Tommy...
et du jour de la mort de John.
Il y a un peu plus de 27 ans.
C'est tout.

25/02/2008

Mary J. Blige

457528573.jpgMary J. hmmm...Je l'écoute en ce moment et je me reprends à l'apprécier énormément.
Y compris avec les "friends" que sont The Game, qui lui rend un hommage bien senti et archi-justifié, Common, Ghostface, Methodman et l'un de mes chouchous... Busta Rhymes avec le tube "Work That". Hit me luv !!!
Et même les autres me paraissent... comment dire? Meilleurs à ces côtés. 50, Ludacris et Jadakiss compris. Yo!
C'est mon côté Bad Boy :)
Thanx M.J.